Home NouvellesThe Papers: ‘We’ll axe tax on overtime’ and ‘Brolly hot, isn’t it

The Papers: ‘We’ll axe tax on overtime’ and ‘Brolly hot, isn’t it

by Nicolas Lefèvre
La stratégie fiscale de Nigel Farage au Royaume-Uni

Le leader du Reform UK, Nigel Farage, et le Sénat des États-Unis ont lancé des initiatives pour supprimer l’impôt sur les heures supplémentaires. Alors que Farage cible les salariés britanniques gagnant moins de 75 000 £, le Sénat américain a adopté le “One Big Beautiful Bill” instaurant des déductions fiscales rétroactives.

La stratégie fiscale de Nigel Farage au Royaume-Uni

La stratégie fiscale de Nigel Farage au Royaume-Uni
Nigel Farage
L’agenda politique britannique est marqué par une proposition radicale visant à alléger la pression fiscale sur les travailleurs. Le leader du Reform UK s’est engagé à supprimer l’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires effectuées par les citoyens dont le salaire annuel est inférieur à 75 000 £, à condition qu’ils aient déjà accompli une semaine de travail de 40 heures. Cette mesure ne se présente pas comme un simple ajustement technique, mais comme une offensive politique. Selon le Sunday Express, cette promesse constitue le signe le plus clair encore de la volonté de Farage de défier frontalement le gouvernement travailliste. En ciblant précisément les revenus modestes et moyens, le Reform UK tente de s’imposer comme le champion d’une classe ouvrière qui se sent pénalisée par la fiscalité actuelle lorsqu’elle accepte de travailler davantage.

Le “One Big Beautiful Bill” et la législation américaine

Le "One Big Beautiful Bill" et la législation américaine
cluster (priority): theemployerreport.com
De l’autre côté de l’Atlantique, une dynamique similaire a franchi une étape législative majeure. Le Sénat des États-Unis a adopté sa version du One Big Beautiful Bill, un projet de loi qui concrétise deux promesses de campagne du président Trump : l’exonération fiscale des pourboires et des heures supplémentaires. L’aspect le plus frappant de ce texte réside dans sa portée temporelle. Les dispositions prévoient des déductions “au-dessus de la ligne” pour les années fiscales commençant après le 31 décembre 2024 et se terminant après le 31 décembre 2028. Ce mécanisme rend la mesure rétroactive, permettant ainsi l’application des déductions à des montants versés avant même la promulgation officielle de la loi.

Critères d’éligibilité et professions exclues aux États-Unis

No tax on overtime: What workers need to know about the new tax break
Le texte du Sénat, bien que similaire à la version adoptée par la Chambre, précise rigoureusement ce qui constitue une rémunération des heures supplémentaires qualifiée. Pour être déductible, le paiement doit correspondre aux exigences de la section 7 de la Fair Labor Standards Act (FLSA) et être supérieur au taux horaire régulier de l’employé. Cependant, l’exonération n’est pas universelle. Le législateur a délibérément exclu plusieurs secteurs d’activité, principalement des professions libérales ou à haute valeur ajoutée, pour éviter les abus du système.
  • Secteurs exclus : Comptabilité, santé, droit, sciences actuarielles, athlétisme, services de courtage, conseil, services financiers et arts du spectacle.
  • Conditions pour les pourboires : Ils doivent être versés volontairement à des personnes exerçant des métiers qui, traditionnellement et coutumièrement, recevaient des pourboires avant le 31 décembre 2024.
  • Obligations : Le bénéfice de ces déductions impose de nouvelles obligations de déclaration et de retenue à la source pour les bénéficiaires des services.
Le secrétaire au Trésor dispose d’un délai de 90 jours après la promulgation pour publier la liste officielle des professions éligibles aux pourboires sur la base des données de 2024.

L’émergence d’un populisme fiscal transatlantique

L'émergence d'un populisme fiscal transatlantique
cluster (priority): papersapp.com
La convergence entre les propositions de Nigel Farage au Royaume-Uni et la législation du Sénat américain révèle une tendance lourde : l’utilisation de l’exonération des heures supplémentaires comme levier électoral. Dans les deux cas, l’objectif est de récompenser directement l’effort individuel et d’attirer un électorat populaire lassé par l’inflation et la stagnation des salaires réels. L’enjeu pour les gouvernements sera de gérer l’impact budgétaire de ces pertes de recettes fiscales tout en évitant de créer des distorsions économiques. Si l’idée de “travailler plus pour gagner plus” sans être amputé par l’impôt est séduisante, elle pose la question de la santé publique et de l’équilibre vie professionnelle-vie privée, surtout dans un contexte où les pressions sur le marché du travail restent fortes. L’application rétroactive aux États-Unis et le plafond de 75 000 £ au Royaume-Uni montrent une volonté de rendre le bénéfice tangible et immédiat. Le prochain cycle électoral dépendra sans doute de la capacité de ces mesures à transformer une promesse fiscale en un gain net visible sur le bulletin de paie des travailleurs.

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