Home Divertissement‘The speeding car created the perfect, eclectic scene’: Demétrio Jereissati’s best phone picture | Photography

‘The speeding car created the perfect, eclectic scene’: Demétrio Jereissati’s best phone picture | Photography

by Antoine Girard

Une architecture décrépite, une voiture rouge vif et un passant anonyme : une simple scène capturée à La Havane en 2019 par le photographe brésilien Demétrio Jereissati est devenue une ode à la beauté fugace de la vie urbaine cubaine.

Ce marathonien amateur, habitué à arpenter les rues de Fortaleza depuis près de deux décennies, associe à ses courses une observation attentive de son environnement. « Chaque matin, je pars tôt courir – observant et mémorisant la ville », explique-t-il. « Chaque jour révèle de nouveaux angles et des scènes inattendues. Pour moi, ces premières heures sont un exercice de contemplation véritable. »

C’est lors d’un voyage avec des amis à Cuba en 2019 que cette photographie a été prise. Seul, à 6 heures du matin, Demétrio Jereissati s’est dirigé vers le Malecón, la célèbre promenade en bord de mer de La Havane. Le soleil levant illuminait alors la ville, attirant son regard sur un bâtiment particulier. « J’ai été attiré par les lignes architecturales distinctives et les fenêtres, ainsi que par son état », précise-t-il. « Tous ces vieux bâtiments majestueux encadraient des gens commençant à affluer dans les rues, et des voitures classiques sillonnaient les avenues. »

Il a pris plusieurs clichés avec son téléphone, cherchant à immortaliser un jeune homme en short rouge lorsqu’une voiture de la même couleur, arrivant à vive allure, s’est soudainement retrouvée dans le cadre. « Cela a créé la scène parfaite, éclectique », se souvient-il. « Quand je prends des photos, j’essaie de tisser ma propre vision personnelle d’un lieu, et cette image a parfaitement réussi. »

Bien que le groupe ait ensuite visité Viñales, une région rurale réputée pour sa culture du tabac, l’image de La Havane et l’atmosphère qu’elle capture restent gravées dans sa mémoire. « Cette scène, et Cuba, ne s’effacent jamais », conclut Demétrio Jereissati.

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