Publié le 28 septembre 2025 à 00h45. Lors d’un congrès marqué par des tensions internes et des critiques externes, le parti GL/PVDA tente de redéfinir sa stratégie à quelques semaines des élections, notamment sur la question sensible de l’asile.
Le leader du parti, Timmermans, a esquivé les questions concernant les déclarations de son prédécesseur sur la politique migratoire, préférant mettre l’accent sur la nécessité pour les Pays-Bas de retrouver un rôle de leadership sur la scène internationale. Cette attitude a suscité des réactions contrastées au sein du parti et parmi les observateurs.
Jesse Klaver, figure de proue du parti, a profité de son allocution pour lancer des attaques à la fois contre Geert Wilders, leader du PVV, et contre le CDA, accusé de vouloir réduire les dépenses sociales. Il a notamment critiqué Henri Bontenbal, chef du CDA, affirmant qu’il avait déjà choisi les “rideaux de Catshuis” (résidence officielle du Premier ministre), sous-entendant une ambition personnelle au détriment des préoccupations sociales.
« Je ne vais pas revoir Jesse Klaver ?! »
Timmermans, leader du parti GL/PVDA
Cette pique a été suivie d’une réaction vive de Timmermans, qui a quitté la salle après qu’un journaliste lui ait posé une question critique. L’incident illustre les tensions palpables au sein du parti, alors que les sondages ne sont pas favorables et que la campagne électorale s’annonce difficile.
Dans son discours, Timmermans a évoqué la possibilité pour les Pays-Bas de jouer un rôle dans l’aide humanitaire à Gaza, en s’inspirant des initiatives espagnoles et italiennes. Il a mentionné l’envoi d’une “flotte de Gaza” avec des militants, dont Greta Thunberg, suscitant quelques milliers d’applaudissements. Il a cependant nuancé cette proposition, soulignant la nécessité d’une étude approfondie par le gouvernement néerlandais, compte tenu des capacités navales et logistiques du pays.
L’atmosphère au congrès de Rotterdam était globalement positive, malgré les critiques récentes concernant la politique du parti en matière de Gaza et les ajustements apportés au programme électoral. Une bataille interne oppose toutefois les membres sur la question de la loterie du code postal, dont les revenus sont versés à des associations environnementales. Une majorité s’est prononcée en faveur d’une interdiction générale de la publicité pour cette loterie.
L’enthousiasme était particulièrement palpable lorsque les noms de Femke Halsema, maire d’Amsterdam, et d’Ahmed Aboutaleb, ancien maire de Rotterdam, ont été mentionnés. Ces figures populaires du parti suscitent un fort soutien parmi les militants.
Conscients de la nécessité de mobiliser leur électorat, les membres du parti ont lancé un appel à l’action, exhortant les sympathisants à “activer la majorité sociale” et à se rendre aux urnes. Marjolein Moorman, échevin d’Amsterdam et candidate aux élections, a déclaré :
« La majorité sociale ne devrait pas être la majorité silencieuse. »
Marjolein Moorman, échevin d’Amsterdam et candidate aux élections
Face à des sondages peu encourageants, le parti GL/PVDA mise sur une campagne de terrain intensive pour convaincre les électeurs de soutenir son programme.
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