Publié le 24 septembre 2023 14:30:00. Le chef du parti GERB, Boïko Borissov, estime que la chute du gouvernement bulgare est due à l’arrogance des acteurs politiques et non aux protestations, tout en réaffirmant l’importance de l’adhésion de la Bulgarie à la zone euro.
- Boïko Borissov accuse les partis politiques d’arrogance et d’un manque de responsabilité, pointant du doigt l’influence de personnalités comme Delyan Peevski.
- Il insiste sur le fait que la Bulgarie est plus prospère que jamais et que son avenir se trouve au sein de l’Union européenne.
- Borissov invite le président Roumen Radev à s’engager pleinement dans la vie politique et à rendre compte de ses actions.
Dans une interview accordée à Yavor Dachkov et diffusée sur sa chaîne YouTube (voir la vidéo), Boïko Borissov a dénoncé un climat politique délétère qui, selon lui, a conduit à l’effondrement de la coalition gouvernementale. Il a affirmé que l’arrestation de Blagomir Kotsev avait scellé le destin de l’exécutif.
Borissov a critiqué vivement le comportement de certains responsables politiques, qualifiant leur attitude de « vaniteuse » et parfois « simpliste ».
« Les collègues du Parlement, même ceux de l’opposition – tout ce qui se faisait n’avait qu’un seul mot – était vaniteux, parfois débordant de simplicité. Sans le GERB, tous les partis l’ont fait. »
Boïko Borissov, chef du parti GERB
Il a souligné la différence entre la confiance en soi, qu’il considère comme une qualité, et l’arrogance, qu’il juge néfaste.
Le leader de GERB a également minimisé l’influence de Delyan Peevski sur la politique bulgare, affirmant que les tentatives de PP et DB de l’utiliser contre son parti ont échoué. Il a dénoncé des propos « grossiers » et « vulgaires » tenus lors de négociations entre PP-DB, Vazrazhdane et d’autres formations politiques, suggérant la nécessité d’une refonte du Parlement.
Borissov a insisté sur la prospérité économique de la Bulgarie, affirmant que son économie avait quadruplé au cours des vingt dernières années et que le pouvoir d’achat de ses citoyens était supérieur à celui de nombreux pays de l’Union européenne. Il a mis en avant le niveau de vie élevé, visible notamment dans les stations balnéaires et l’emploi.
« Nous sommes dans la zone euro. Il n’y a pas de meilleur endroit au monde pour vivre que l’UE. Il n’y a pas d’autre endroit où autant de jeunes Bulgares peuvent aller étudier, se qualifier et vivre. »
Boïko Borissov, chef du parti GERB
Il a défendu l’adhésion de la Bulgarie à l’Union européenne, la considérant comme un environnement favorable à l’éducation, à la qualification professionnelle et à la démocratie.
Enfin, Borissov a appelé à un équilibre entre les grandes puissances et à la protection des intérêts nationaux de la Bulgarie, tout en assurant la sécurité énergétique du pays et la préservation de son industrie charbonnière. Il a également souligné l’importance de lutter contre l’immigration clandestine et de prévenir la diffusion d’idées subversives dans les écoles.
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