Publié le 20 novembre 2025 à 21h27. Donald Trump a violemment attaqué des élus démocrates, les accusant de sédition et allant jusqu’à suggérer qu’ils mériteraient la peine de mort, après la diffusion d’une vidéo encourageant les militaires à refuser les ordres illégaux.
- Le président Trump accuse des sénateurs et représentants démocrates de sédition, un crime passible de la peine capitale selon lui.
- La polémique découle d’une vidéo où des élus démocrates rappellent aux militaires leur droit de refuser les ordres illégaux.
- Les réactions se multiplient, avec la défense des démocrates par Chuck Schumer et des critiques de Mike Johnson, leader républicain à la Chambre des représentants.
La tension monte d’un cran aux États-Unis après les accusations incendiaires du président Donald Trump contre un groupe d’élus démocrates. Sur son réseau social Truth Social, le président a dénoncé un « comportement séditionniste, passible de mort ! », ajoutant que George Washington les aurait « pendus ». Ces propos font suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle des membres du Parti démocrate, dont plusieurs anciens militaires et agents de renseignement, rappellent aux forces armées américaines qu’elles n’ont pas l’obligation de suivre des ordres illégaux.
« Nos lois sont claires. Ils peuvent refuser des commandes illégales », affirmait notamment le sénateur de l’Arizona, Mark Kelly, dans la vidéo. L’initiative a été menée par la sénatrice Elissa Slotkin du Michigan, ancienne analyste de la CIA ayant servi en Irak, avec la participation de Chris Deluzio, Jason Crow, Chrissy Houlahan et Maggie Goodlander.
Les démocrates ont réagi en dénonçant la virulence des propos présidentiels. Dans un communiqué, ils soulignent que « ce qui est le plus révélateur, c’est que le Président considère que le fait d’affirmer ce que dit la loi est passible de la peine de mort. Nos soldats doivent pouvoir savoir que nous les soutenons dans l’accomplissement de leur serment envers la Constitution et de leur obligation de suivre uniquement les ordres légaux. Ce n’est pas seulement la bonne chose à faire, c’est aussi notre devoir. »
Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, a fustigé les déclarations de Donald Trump, affirmant : « Soyons très clairs, le président des États-Unis réclame l’exécution d’élus ». Le Parti démocrate a indiqué être en contact avec la police du Capitole afin d’assurer la sécurité des membres concernés et de leurs familles.
Du côté républicain, la direction du parti s’aligne sur la position du président. Mike Johnson, leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, a critiqué l’initiative démocrate, la qualifiant de « très dangereuse » et d’« sans précédent dans l’histoire américaine ». L’attachée de presse présidentielle, Karoline Leavitt, a cependant nié que Donald Trump appelait à l’exécution des élus démocrates.
Ces tensions interviennent dans un contexte déjà fragilisé par les interventions controversées des forces armées américaines sur le territoire national. En septembre dernier, le président Trump avait réuni environ 800 généraux et amiraux à la base navale de Quantico pour leur demander de s’impliquer dans la « redressement » des villes gérées par les démocrates, notamment en matière de sécurité publique. Une initiative qui soulève des questions constitutionnelles, l’utilisation des forces armées pour des missions de police sur le sol américain étant strictement encadrée. En juin, 700 Marines avaient été déployés à Los Angeles, en Californie, pour soutenir la Garde nationale lors de manifestations contre une politique anti-immigration.
À l’étranger, l’armée américaine a également mené des bombardements de navires soupçonnés de liens avec des réseaux de trafic de drogue dans les Caraïbes, causant de nombreuses victimes, dans un contexte juridique flou quant à l’autorisation du Congrès pour l’usage de la force militaire.
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