Un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages au Moyen-Orient semble imminent, après des négociations intenses menées en Égypte. L’ancien président américain Donald Trump a annoncé que les deux parties, Israël et le Hamas, ont tous deux signé une première phase de plan de paix pour Gaza, ouvrant la voie à une possible fin du conflit.
Selon Trump, cet accord prévoit la libération de tous les otages détenus par le Hamas « très bientôt » et le retrait des troupes israéliennes de Gaza selon une ligne de démarcation convenue. Il a qualifié cet accord d’étape vers une « paix forte, durable et éternelle », relayant l’information sur son réseau social Truth Social.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué une « grande journée », annonçant qu’il convoquerait son gouvernement pour ratifier l’accord et permettre le retour des otages. Il a eu un échange téléphonique « émouvant » avec Trump, au cours duquel les deux hommes se sont félicités mutuellement pour cette « réussite historique », selon le bureau du Premier ministre.
Le Hamas a confirmé l’accord, qui prévoit un retrait israélien de Gaza, un échange d’otages et de prisonniers palestiniens, et l’entrée accrue de l’aide humanitaire dans le territoire. L’organisation a exprimé sa gratitude envers Donald Trump pour ses efforts et a appelé les pays garants, ainsi que d’autres États arabes, à contraindre Israël à respecter pleinement les termes de l’accord.
Un haut responsable de la Maison Blanche a indiqué que la libération des otages pourrait débuter dès lundi, une information corroborée par Trump. Un responsable palestinien a précisé que le cessez-le-feu entrerait en vigueur immédiatement après l’approbation du gouvernement israélien, vers 14h00 heure locale (11h00 GMT).
Israël s’est engagé à autoriser l’entrée de 400 camions d’aide humanitaire à Gaza quotidiennement pendant les cinq premiers jours, un nombre qui devrait augmenter par la suite. La « ligne jaune » délimitant les zones de retrait israélien, initialement présentée par la Maison Blanche, a été ajustée pour tenir compte des préoccupations sécuritaires israéliennes et des exigences du Hamas concernant la libération des otages.
Les négociations, qui se sont déroulées sous la médiation de l’Égypte, du Qatar, de la Turquie et des États-Unis, interviennent après plus de deux ans de conflit. Le Hamas a soumis une liste de prisonniers qu’il souhaite voir libérés, incluant des figures de premier plan comme Marwan Barghouti, considéré par de nombreux Palestiniens comme un futur leader.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué l’accord et a promis de renforcer l’aide humanitaire à Gaza. Il a exhorté toutes les parties à respecter les termes de l’accord et à saisir cette « opportunité capitale » pour mettre fin aux souffrances.
Ce conflit a été déclenché par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, au cours de laquelle environ 1 200 personnes ont été tuées et 251 autres prises en otages. Depuis lors, les opérations militaires israéliennes à Gaza ont fait au moins 67 183 morts, dont 20 179 enfants, selon le ministère de la Santé du territoire. Le ministère a également signalé 460 décès liés à la malnutrition depuis le début de la guerre, dont 182 depuis la confirmation d’une famine dans la ville de Gaza en août par une évaluation de la sécurité alimentaire soutenue par l’ONU.
Israël conteste les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, mais l’ONU et d’autres organisations internationales les considèrent comme fiables. Netanyahu a nié à plusieurs reprises l’existence d’une famine à Gaza, affirmant qu’Israël facilite l’acheminement de l’aide.
L’annonce de l’accord a suscité des célébrations dans les rues de Khan Younis, en Cisjordanie.