Home Nouvelles“Trump est un racketteur menaçant qui utilise le chantage et les menaces pour obtenir ce qu’il veut”

“Trump est un racketteur menaçant qui utilise le chantage et les menaces pour obtenir ce qu’il veut”

by Nicolas Lefèvre

La nouvelle escalade verbale du président américain Donald Trump, qui menace désormais de sanctions économiques contre le Royaume-Uni si le Danemark ne cède pas le Groenland, offre paradoxalement un avantage politique au Premier ministre britannique Keir Starmer. Cette situation met fin à la nécessité pour le chef du gouvernement de tenter de maintenir une façade de coopération avec un homme dont les méthodes rappellent celles d’un racketteur, selon des observateurs.

Trump a récemment imposé unilatéralement des droits de douane allant de 10 % à 25 % sur les importations britanniques, ainsi que sur celles d’autres pays européens et membres de l’OTAN qui soutiennent la souveraineté du Danemark et du Groenland. Cette action est perçue comme une attaque hostile, et Starmer a adopté une ligne dure en réponse, promettant des mesures de rétorsion similaires en collaboration avec l’Union européenne.

L’obsession de Trump pour le Groenland ne relève pas de préoccupations stratégiques, mais d’une pure avidité, alimentée par des intérêts économiques. Le magnat de l’immobilier serait encouragé par Ronald Lauder, héritier de l’empire cosmétique Estée Lauder et ami de longue date de Trump, qui voit dans les métaux de terres rares présents sous la glace fondante une source potentielle de profits considérables. Lauder aurait également des intérêts financiers en Ukraine.

Les menaces de Trump, qui consistent à recourir au chantage et à la menace de violence pour obtenir ce qu’il veut, rappellent les méthodes des organisations criminelles new-yorkaises, selon certains analystes. « Il est l’ennemi intérieur, un adversaire toxique outre-Atlantique qui démontre quotidiennement pourquoi l’indépendance, l’intégrité, la prospérité et la sécurité de la Grande-Bretagne se trouvent en Europe », a souligné un commentateur.

La Première ministre conservatrice Liz Truss avait déjà suscité la controverse en déclarant ne pas savoir si le président français Emmanuel Macron était un ami ou un ennemi. Starmer, en revanche, ne laisse aucun doute sur sa position concernant Trump. La situation actuelle permet au Premier ministre britannique de ne plus avoir à composer avec un interlocuteur qu’il considère comme indélicat et dangereux.

Les Groenlandais ont déjà manifesté leur opposition aux projets d’annexion de Donald Trump. À ce stade, la riposte coordonnée entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, par le biais de taxes équivalentes sur les importations américaines, semble être la seule approche capable de dissuader le président américain de poursuivre sa politique de pression.

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