Publié le 16 octobre 2024 à 16h18. À la veille d’une rencontre cruciale avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Washington, Donald Trump a annoncé avoir eu une conversation téléphonique approfondie avec Vladimir Poutine, au moment où les tensions internationales liées à la guerre en Ukraine atteignent un point critique.
- Donald Trump a tenu une longue conversation téléphonique avec Vladimir Poutine.
- Cet appel intervient juste avant la visite du président Zelensky à la Maison Blanche.
- L’administration Trump étudie la possibilité de livrer des missiles Tomahawk à l’Ukraine.
L’ancien président américain Donald Trump a révélé ce jeudi avoir échangé avec son homologue russe, Vladimir Poutine, dans un contexte international particulièrement tendu en raison du conflit en Ukraine. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a précisé que la conversation était en cours et qu’il rendrait compte de son contenu une fois terminée.
Cette prise de contact intervient à un moment stratégique, à quelques heures de l’arrivée attendue de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche. Le président ukrainien doit y rencontrer des responsables américains de haut niveau pour discuter de l’avenir de l’assistance militaire américaine à Kiev.
Selon des sources proches de l’administration Trump, l’option d’une livraison de missiles Tomahawk à l’Ukraine est actuellement à l’étude, dans le cadre d’une réévaluation de la stratégie américaine face à la Russie. Une telle décision a déjà été qualifiée de « nouvelle étape d’agression » par Moscou.
Le Kremlin a mis en garde contre les conséquences d’un tel transfert d’armes. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré que l’envoi de missiles Tomahawk à Kiev représenterait une escalade significative du conflit. Il a souligné que ces missiles, dotés d’une portée considérable, pourraient atteindre des cibles situées à Moscou et dans d’autres villes russes.
« Ce serait une étape importante vers un nouveau niveau d’escalade. »
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin
Peskov a également affirmé que l’armée ukrainienne ne pourrait pas exploiter une technologie aussi avancée sans le soutien logistique et en matière de renseignement des pays occidentaux. Il a accusé les services secrets occidentaux, notamment britanniques, d’être impliqués dans la planification et le soutien des récentes attaques ukrainiennes contre des infrastructures stratégiques russes, telles que des raffineries et des usines.
La semaine dernière, Trump avait déjà évoqué la possibilité de proposer à Zelensky un ultimatum : exiger de Poutine qu’il entame des négociations de paix sous peine de voir Washington fournir à Kiev les missiles Tomahawk. Peskov a confirmé que le sujet des Tomahawk revenait régulièrement dans les discussions.
De son côté, le conseiller présidentiel ukrainien Mykhaïlo Podoliak a réagi sur le réseau social X :
« Moins de mots et plus de capacité d’attaque à longue distance. Après que la Russie a saboté le processus diplomatique initié par le président Donald Trump, la Maison Blanche cherche une nouvelle voie vers la paix. »
Mykhaïlo Podoliak, conseiller présidentiel ukrainien
Zelensky arrivera à Washington avec une nouvelle stratégie axée sur le renforcement des capacités militaires à longue portée de l’Ukraine, dans l’espoir d’accroître le coût de la guerre pour la Russie et de la contraindre à négocier. Des informations, notamment publiées par le Financial Times, font état d’une collaboration de l’administration américaine avec les services de renseignement ukrainiens depuis juillet dernier dans la planification des opérations sur le territoire russe.
Trump a récemment insisté sur la nécessité pour Poutine de mettre fin aux hostilités.
« Tout ce que nous voulons de Poutine, c’est ceci : arrêtez de tuer des Ukrainiens et des Russes, puisque vous tuez beaucoup de Russes. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Il a également remis en question la puissance de l’armée russe.
(Avec informations de l’Agence EFE)
