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Trump et son négociateur spécial poignardent l’Ukraine dans le dos

Publié le 27 novembre 2025 14:31:00. Le plan de paix en 28 points pour l'Ukraine, présenté par Donald Trump, serait en réalité une reprise quasi intégrale des exigences formulées par la Russie, révélant une possible collusion et une…

Trump et son négociateur spécial poignardent l’Ukraine dans le dos

Publié le 27 novembre 2025 14:31:00. Le plan de paix en 28 points pour l’Ukraine, présenté par Donald Trump, serait en réalité une reprise quasi intégrale des exigences formulées par la Russie, révélant une possible collusion et une capitulation forcée de Kiev. Des transcriptions de conversations compromettantes mettent en lumière l’implication de proches de l’ancien président américain dans l’élaboration de ce projet.

  • Le plan de paix proposé par Donald Trump à Volodymyr Zelensky repose sur une liste de conditions initialement transmises par la Russie aux États-Unis en octobre 2025.
  • Des négociations secrètes ont eu lieu entre des émissaires de Trump et un responsable d’un fonds souverain russe, sans l’implication significative du Département d’État ou de la Maison Blanche.
  • Ce plan impliquerait la cession de territoires ukrainiens, la réduction drastique de l’armée ukrainienne et l’abandon définitif de toute perspective d’adhésion à l’OTAN.

Des révélations explosives de l’agence Reuters confirment les soupçons : le plan de paix en 28 points présenté par Donald Trump à Volodymyr Zelensky n’est pas une initiative américaine, mais une transposition des exigences russes. Selon l’agence de presse, le gouvernement américain se serait contenté d’ajouter quelques points à un document dicté par le Kremlin.

Ce scénario, si avéré, signifierait une capitulation de l’Ukraine, avec la rétrocession de territoires que les forces russes n’ont pas réussi à conquérir après près de quatre ans de conflit, une limitation drastique de ses forces armées et l’abandon définitif de son ambition d’intégrer l’OTAN. L’information a été initialement publiée par le site Axios il y a une semaine.

L’élaboration de ce plan controversé remonterait à une réunion tenue le mois dernier à Miami entre Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, Steve Witkoff, un envoyé spécial pour les négociations entre Kiev et Moscou, et Kirill Dmitriev, directeur d’un fonds souverain russe. Reuters précise que peu de responsables du Département d’État et de la Maison Blanche étaient au courant de cette rencontre. L’agence note que même le secrétaire d’État, Marco Rubio, n’aurait pas été informé de ces discussions.

Des transcriptions d’une conversation téléphonique datant d’octobre 2025, publiées par Bloomberg, apportent un éclairage troublant. Witkoff et Dmitriev y évoquent la création d’un « plan en 20 points », inspiré des accords israélo-palestiniens, qui a ensuite été étendu à 28 points sans la participation ni même l’information des négociateurs ukrainiens.

La conversation révèle un alignement clair de Witkoff avec les intérêts russes. Il suggère à Dmitriev que Vladimir Poutine, pour lequel il exprime un « grand respect », contacte Trump avant sa rencontre avec Zelensky à la Maison Blanche, afin de neutraliser toute entente potentielle. Witkoff propose également à son interlocuteur russe comment Poutine devrait aborder Trump, insistant sur la nécessité pour l’Ukraine de céder la région de Donetsk et d’envisager un « échange de territoires ». Ces recommandations rejoignent précisément les termes du « plan de paix » rédigé par les Russes.

Dans le même temps, Donald Trump a menacé de suspendre complètement les livraisons d’armes à l’Ukraine, se plaignant du « manque de gratitude » des Ukrainiens. Volodymyr Zelensky a été contraint de remercier publiquement Trump sur les réseaux sociaux, tout en sollicitant l’aide des Européens.

Parallèlement à ces initiatives, les Européens travaillent à un plan alternatif, prévoyant le maintien d’une armée ukrainienne de 800 000 soldats (la plus importante d’Europe en temps de paix, hors Russie) et des garanties de sécurité en cas de nouvelle invasion russe. Marco Rubio, après avoir été mis à l’écart, s’est rendu à Genève pour tenter de réparer les dégâts, aboutissant à onze heures de négociations et à un accord de principe de Zelensky pour négocier la paix.

Cependant, il est peu probable que Vladimir Poutine accepte des conditions différentes de celles qu’il a imposées. Le dirigeant russe semble déterminé à poursuivre son offensive, même au prix de lourdes pertes, et compte sur le soutien de Trump pour pousser l’Ukraine épuisée à la reddition. La réduction des livraisons d’armes à Kiev témoigne de cette stratégie.

Une capitulation ukrainienne récompenserait la Russie pour sa violation du droit international et encouragerait ses ambitions impérialistes de restauration de l’Union soviétique. Au-delà des considérations géopolitiques, le plan russe inclut également une exigence religieuse : l’autorisation pour l’Église orthodoxe russe de revenir opérer en Ukraine.

Face à cette situation, l’Europe, menée par l’Allemagne, entame un processus de réarmement pour se préparer à une confrontation directe avec la Russie, qui poursuit sa guerre hybride contre les pays occidentaux. Vaincre la Russie en Ukraine est considéré comme le seul moyen d’éviter le pire, mais le sabotage du président américain constitue un obstacle majeur.

La France, seule puissance nucléaire de l’Union européenne et disposant de la plus puissante armée du bloc, a rétabli le service militaire volontaire, en prévision d’une possible réintroduction du service obligatoire. Le chef d’état-major des armées françaises, Fabien Mandon, a récemment déclaré que le pays devait accepter l’idée de « sacrifier ses enfants ».

Les tensions s’intensifient également en Asie, notamment entre la Chine et le Japon concernant Taïwan. Donald Trump laisse entendre qu’il accepterait l’annexion de l’île par Pékin, une trahison envers un allié historique qui inquiète Tokyo. Une escalade semble de plus en plus probable.

Le président américain se présente comme un artisan de la paix, mais sa vision repose sur la soumission des plus faibles aux plus forts. Cette approche simpliste sous-estime la capacité de résistance des grandes nations et prépare la paix dans les cimetières. Comme le souligne l’analyste, nous vivons le prologue de la troisième guerre mondiale.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.