Publié le 8 janvier 2026 08h46. L’administration Trump a annoncé son intention de maintenir une supervision prolongée du Venezuela et d’exploiter ses ressources pétrolières, tout en reconnaissant l’autorité de Delcy Rodriguez, au lieu de soutenir l’opposante Maria Corina Machado.
- Donald Trump estime que la supervision américaine du Venezuela et l’extraction de son pétrole pourraient durer des années.
- Les États-Unis prévoient de reprendre la vente de pétrole vénézuélien dans le cadre d’un plan en trois étapes.
- L’opération qui a conduit au départ de Nicolas Maduro aurait fait une centaine de victimes, selon les autorités vénézuéliennes.
Dans une interview accordée au New York Times, le président américain a affirmé que la présence américaine au Venezuela, justifiée par la menace d’une intervention militaire, pourrait s’étendre sur une période indéterminée. Il a déclaré :
« Le temps nous le dira. »
Donald Trump, président américain
Trump a également souligné son intention de « reconstruire » le Venezuela en utilisant ses ressources pétrolières pour stimuler l’économie du pays et réduire les prix du pétrole à l’échelle mondiale.
L’administration Trump a surprins en reconnaissant Delcy Rodriguez comme la nouvelle dirigeante du Venezuela, écartant ainsi Maria Corina Machado, figure de l’opposition qui avait remporté une campagne électorale réussie en 2024 et reçu le prix Nobel. Trump a justifié cette décision en soulignant que sa secrétaire d’État était en « communication constante » avec Rodriguez et son administration :
« Je vous assure que nous sommes en communication constante avec elle et avec l’administration. »
Donald Trump, président américain
Le président a même exprimé son souhait de se rendre au Venezuela à l’avenir, estimant qu’une situation sécurisée pourrait se présenter à terme.
Cette annonce intervient après la révélation d’un plan en trois étapes, présenté par le secrétaire d’État Marco Rubio aux membres du Congrès, visant à reprendre la vente de pétrole vénézuélien de manière effective et indéfinie. L’objectif affiché est de fournir des fonds au Venezuela, qui connaît une grave crise économique. Aucune date n’a été fixée pour la tenue d’élections au Venezuela, pays qui avait connu une tradition démocratique stable jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1999.
Si les législateurs républicains se sont montrés favorables à la politique de l’administration, les démocrates ont exprimé leurs inquiétudes quant à une intervention internationale prolongée sans fondement juridique clair. Trump a comparé le succès de l’opération qui a conduit au départ de Maduro à des tentatives antérieures qui avaient échoué, évoquant notamment l’opération de sauvetage des otages américains en Iran en 1980, qui s’était soldée par un échec et avait terni l’image de l’ancien président Jimmy Carter. Il a souligné qu’il craignait de répéter les erreurs du passé.
Le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a affirmé que l’attaque américaine avait causé la mort d’une centaine de personnes, incluant des Vénézuéliens et des Cubains. New York Times
À lire aussi
