Publié le 22 novembre 2025 à 10h29. Donald Trump continue de faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle cède des territoires à la Russie afin de mettre fin au conflit, une proposition fermement rejetée par Kiev et qui risque d’envenimer les tensions lors du sommet du G20 en Afrique du Sud.
- L’ancien président américain Donald Trump a exhorté l’Ukraine à accepter un plan de paix impliquant la cession de territoires à la Russie.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté ce plan, le qualifiant de trop favorable au Kremlin.
- Le désaccord sur l’Ukraine domine le sommet du G20 à Johannesburg, où Trump est absent.
Donald Trump a réitéré sa position controversée sur la guerre en Ukraine, affirmant que Kiev devrait envisager de céder des territoires à la Russie pour parvenir à un accord de paix. Il a insisté sur le fait que le président Zelensky devrait « apprécier » cette proposition, allant jusqu’à suggérer que s’il la refusait, l’Ukraine devrait continuer à se battre seule.
« Il faudra qu’il aime ça, et s’il ne l’aime pas, alors vous savez, ils devraient simplement continuer à se battre. »
Donald Trump, ancien président américain
M. Trump a exposé son point de vue lors d’une rencontre avec Zohran Mamdani, le futur maire de New York, au Bureau Ovale. Il a ajouté que, à terme, l’Ukraine n’aurait d’autre choix que d’accepter certaines concessions.
Cette intervention intervient après le rejet catégorique du plan américain par Volodymyr Zelensky, qui a dénoncé un document en 28 points qu’il juge trop favorable aux intérêts de Moscou. Selon des sources proches du dossier, le plan prévoit notamment la cession de territoires dans l’est de l’Ukraine, une réduction de la taille de l’armée ukrainienne, et l’abandon de toute perspective d’adhésion à l’OTAN. L’Ukraine ne bénéficierait pas non plus du déploiement de forces de maintien de la paix occidentales, bien que des avions de guerre européens pourraient être stationnés en Pologne.
Frustré par la durée du conflit, déclenché en février 2022 par l’invasion russe, M. Trump cherche à accélérer le processus de négociation. Il avait initialement fixé au 27 novembre – le jour de Thanksgiving aux États-Unis – comme date limite pour que l’Ukraine accepte son plan, tout en laissant entendre qu’il pourrait prolonger ce délai si nécessaire.
« J’ai eu beaucoup de délais, mais si les choses fonctionnent bien, vous avez tendance à prolonger les délais. Mais jeudi est, à notre avis, un moment approprié. »
Donald Trump, ancien président américain
M. Trump a également affirmé que le président russe Vladimir Poutine « ne cherche pas davantage de guerre » et qu’il « prenait une punition » pour ce conflit, qu’il avait initialement envisagé comme une opération rapide.
Parallèlement, le sommet du G20, qui s’ouvre aujourd’hui en Afrique du Sud, est marqué par des tensions liées à la guerre en Ukraine et par l’absence notable de Donald Trump. Le désaccord entre les États-Unis et l’Europe sur la meilleure façon de résoudre le conflit devrait dominer les discussions.
De nombreux dirigeants mondiaux sont présents à Johannesburg, dont le Taoiseach irlandais Micheál Martin, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre indien Narendra Modi, le Premier ministre chinois Li Qiang, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et le président turc Recep Tayyip Erdoğan. Cependant, l’administration Trump a justifié son absence par des divergences de vues avec l’Afrique du Sud sur des questions de commerce, d’action climatique et de coopération mondiale.
La chef de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné la nécessité pour les dirigeants européens de réaffirmer clairement que « rien ne doit être décidé concernant l’Ukraine sans l’Ukraine ». Le Taoiseach Martin a quant à lui salué le sommet comme une « énorme opportunité de réseautage » pour l’Irlande, soulignant l’engagement irlandais dans des discussions sur des sujets tels que la durabilité, le climat, l’économie et le développement mondial.
Explication : quel est le plan en 28 points de Trump pour l’Ukraine ?
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