Home MondeTrump tient un entretien « productif » avec Poutine avant les pourparlers de paix en Ukraine avec Zelenskiy – The Irish Times

Trump tient un entretien « productif » avec Poutine avant les pourparlers de paix en Ukraine avec Zelenskiy – The Irish Times

by Clara Dubois

Publié le 28 décembre 2025 à 12h56. À la veille d’une rencontre cruciale en Floride, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé des pourparlers diplomatiques intenses, marqués par une nouvelle vague d’attaques russes sur l’Ukraine et des divergences persistantes sur les conditions d’une paix durable.

  • Le président américain Donald Trump a qualifié son récent entretien téléphonique avec Vladimir Poutine de « bon et très productif ».
  • Volodymyr Zelensky a souligné que la fin de la guerre dépendrait du soutien de ses partenaires internationaux, tout en appelant à une pression accrue sur Moscou.
  • Les discussions à venir avec Trump porteront sur le statut du Donbass et de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, mais les positions restent éloignées.

Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney à Halifax, en Nouvelle-Écosse, après avoir dénoncé les frappes aériennes russes de samedi comme une réponse aux efforts de paix en cours. Ces attaques, qui ont coupé l’électricité et le chauffage dans certaines parties de la capitale ukrainienne, témoignent, selon Zelensky, de la volonté de Moscou de ne pas parvenir à un accord.

Le président ukrainien, arrivé en Floride samedi soir avec sa délégation, prévoit de discuter avec Donald Trump du sort de la région contestée du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, ainsi que de l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia. Les négociations s’annoncent délicates, la Russie insistant pour que l’Ukraine cède l’intégralité du Donbass, une exigence que Kiev refuse.

Selon des sources américaines, Washington a proposé une zone économique libre si l’Ukraine quittait la région, mais les détails pratiques de cette proposition restent flous. Zelensky a également évoqué la possibilité d’organiser un référendum sur un plan de paix en 20 points, fruit de semaines de négociations, si les concessions territoriales s’avèrent inévitables. Une initiative perçue par certains observateurs comme un signe qu’il pourrait être disposé à faire des compromis.

Les États-Unis, l’Union européenne et l’Ukraine s’accordent sur le fait que la guerre est une tentative d’annexion territoriale de style impérial par Moscou. Les dirigeants européens ont averti que si la Russie réussissait en Ukraine, elle pourrait s’attaquer à d’autres pays, y compris les membres de l’OTAN. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réaffirmé sur X que l’objectif commun reste une « paix juste et durable » qui préserve la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Vladimir Poutine a déclaré le 19 décembre qu’il souhaitait un accord de paix basé sur les conditions fixées en 2024 : le retrait des forces ukrainiennes de toutes les régions du Donbass, de Zaporizhzhia et de Kherson, et l’abandon par Kiev de son ambition d’adhérer à l’OTAN. Les responsables ukrainiens et européens considèrent ces conditions comme inacceptables.

La rencontre entre Zelensky et Trump, prévue à 13 heures (18 heures, heure de Paris), fait suite à des semaines d’efforts diplomatiques. Les alliés européens, bien que parfois tenus à l’écart, ont intensifié leurs efforts pour définir les contours d’une garantie de sécurité post-guerre pour Kiev, avec le soutien des États-Unis. Zelensky a indiqué qu’il s’entretiendrait à nouveau avec les dirigeants européens après sa rencontre avec Trump.

Selon les estimations russes, la Russie contrôle actuellement la totalité de la Crimée, annexée en 2014, ainsi qu’environ 12 % du territoire ukrainien, dont 90 % du Donbass, 75 % des régions de Zaporizhzhia et de Kherson, et des portions des régions de Kharkiv, Sumy, Mykolaïv et Dnipropetrovsk.

Dans une brève déclaration aux côtés de Zelensky à Halifax, le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que la paix « nécessite une Russie volontaire ». Il a également promis 2,5 milliards de dollars canadiens (environ 1,5 milliard d’euros) d’aide économique supplémentaire à l’Ukraine, dénonçant la « barbarie » des attaques russes.

Les discussions initiales entre les responsables ukrainiens et les négociateurs américains ont abouti à un plan en 20 points, plus favorable à Kiev, qui découle d’un plan initial en 28 points élaboré par l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, le gendre de Trump, Jared Kushner, et l’envoyé spécial russe Kirill Dmitriev, rendu public en novembre.

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