Une parachutiste expérimentée, née en 1989, est décédée le samedi 5 juillet 2026 lors du Temploux Festival près de Namur.
Le déroulement du saut fatal à Suarlée
L’accident s’est produit en fin d’après-midi samedi, alors que le Temploux Festival battait son plein à l’aérodrome de Namur. Le saut a débuté normalement et le parachute principal s’est ouvert correctement après la sortie de l’appareil. Cependant, la situation a basculé durant la descente.
La victime n'a pas été en mesure de déployer son parachute de secours, ce qui a conduit à une chute brutale dans un champ situé à Suarlée, à proximité de la rue Jean Bebronne.
Des témoins sur place ont décrit avoir entendu un bruit sourd, comparable à celui d’une torpille, suivi d’un impact violent. Un autre parachutiste, ayant atterri simultanément, a immédiatement tenté un massage cardiaque. Un médecin passant par hasard a également prodigué les premiers soins, mais la victime est décédée sur place des suites de ses blessures.
L’expérience de la victime et son parcours
La victime était une habituée du club de parachutisme de Namur et était reconnue pour son expérience dans la discipline. Son profil technique fait toutefois l’objet de légères divergences dans les rapports initiaux.

Le parquet de Namur a indiqué que la parachutiste comptait plusieurs dizaines de sauts à son actif.
Le groupe Paraclub Namur a exprimé sa tristesse, soulignant que la communauté perd une personne appréciée de tous. Cette disparition a provoqué une vive émotion parmi les participants du festival et les membres du milieu aéroporté.
Les pistes techniques sur le dysfonctionnement
L’enquête se concentre désormais sur la cause exacte de la perte de contrôle. L’ensemble du matériel a été saisi par les autorités pour des analyses approfondies. L’objectif est de déterminer si une défaillance technique a rendu la voile incontrôlable ou si un incident en vol a provoqué le drame.
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Un membre du Paraclub de Namur a évoqué la possibilité d'une autorotation ou d'une rotation rapide, phénomène qui peut survenir lors d'une mauvaise ouverture de voile ou d'une asymétrie dans la tension des suspentes.
Le parquet de Namur a confirmé ne pas disposer, pour l’instant, de nouvelles informations officielles sur l’origine précise du dysfonctionnement. Conformément à la procédure habituelle pour les accidents aériens, les enquêteurs doivent répondre à trois questions critiques :
- À quel moment précis l’incident s’est-il produit durant la descente ?
- Pourquoi la situation est-elle devenue incontrôlable malgré l’ouverture du parachute principal ?
- Pour quelle raison le parachute de secours n’a-t-il pas pu être déployé ?
Un accident qui ravive les traumatismes locaux
Ce drame jette une ombre sur le Temploux Festival, un événement habituellement festif qui combine musique et passion pour l’aviation. Pour la région de Namur, cet accident rappelle des heures sombres liées au parachutisme.
En octobre 2013, la région avait déjà été frappée par une tragédie majeure lorsqu'un crash d'avion, impliquant un appareil de type Twin Otter, avait coûté la vie à dix parachutistes.
Le club de parachutisme concerné a choisi la prudence, refusant toute prise de position détaillée avant que les vérifications techniques ne soient terminées. Le parquet de Namur suit désormais le dossier pour établir si une quelconque négligence ou défaillance matérielle est en cause. La reconstitution exacte de la chaîne des faits dépend désormais des résultats des examens du matériel, qui seront analysés par des experts en aéronautique.
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