Publié le 2025-11-03 19:13:00. Une épidémie virale, marquée par une forte augmentation des cas de dengue, de chikungunya et d’autres arbovirus, frappe Cuba, et un adolescent est décédé à Santiago de Cuba des suites d’un arrêt respiratoire. L’absence de médicaments et de moyens de prévention exacerbe l’inquiétude de la population.
- Un adolescent est décédé à Santiago de Cuba, possiblement en lien avec la recrudescence des arbovirus.
- Plus de 13 000 cas de fièvre ont été recensés en une semaine à travers le pays, selon le Ministère de la Santé Publique (MINSAP).
- Face à la pénurie de répulsifs, les autorités ont recommandé aux citoyens de « couvrir leur corps » comme mesure préventive.
La situation épidémiologique à Cuba se détériore rapidement, confrontant le système de santé à des défis majeurs. Le décès de cet adolescent, dont le nom est Roxana, annoncé par le communicateur indépendant Yosmany Mayeta Labrada sur ses réseaux sociaux, intervient dans un contexte d’alerte nationale.
Bien que le Ministère de la Santé Publique (MINSAP) n’ait pas encore publié de déclaration officielle sur ce cas précis, ni confirmé un lien direct entre le décès et l’épidémie, la multiplication des cas de dengue et de chikungunya est préoccupante. La vice-ministre de la Santé, Carilda Peña García, a récemment souligné que la dengue et le chikungunya continuent de se propager, avec une prédominance du sérotype 4 de la dengue, augmentant le risque de complications chez les personnes déjà infectées.
Les autorités sanitaires affirment que le chikungunya « ne provoque pas la mort », suggérant que le décès de l’adolescent pourrait être lié à une condition préexistante ou à une complication aggravée par l’infection virale. Cependant, cette explication ne rassure pas la population, confrontée à un manque criant de ressources pour se protéger et se soigner.
La pénurie de médicaments, de répulsifs et de moyens de fumigation a laissé les habitants vulnérables à la transmission des moustiques. Dans certains territoires, les autorités ont même recommandé de « couvrir le corps » comme mesure préventive, une consigne qui a suscité l’indignation. Cette recommandation inhabituelle témoigne de la gravité de la situation.
Les hôpitaux et centres de santé sont saturés, notamment dans les provinces de Guantanamo et de Ciego de Avila. À Guantanamo, des centres d’accueil ont été mis en place pour les enfants présentant des symptômes légers, afin de soulager la pression sur les services d’urgence. À Ciego de Avila, des extensions d’hôpitaux pédiatriques ont été créées pour faire face à l’afflux de patients.
Face à l’absence de médicaments conventionnels, de nombreux Cubains se tournent vers des remèdes naturels, comme des infusions de feuilles de cerisier ou de plantes médicinales, pour soulager les symptômes fébriles. Cette pratique témoigne du désespoir d’une population privée d’accès aux soins de base.
La publication de Yosmany Mayeta Labrada a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux. Un internaute a écrit :
« EPD ma belle fille… tant de tristesse, de force pour ta mère et ton père… Que Dieu te donne la lumière éternelle. »
Internaute Un autre témoignage relate l’aide apportée à Roxana à l’hôpital militaire, avant l’annonce de son décès.
Sur le même sujet
