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Technologie et science

Un agriculteur découvre un crâne de gomphothère près de L’Isle-en-Dodon en 2014 et le remet au Muséum de Toulouse quatre ans plus tard

En juillet 2018, un agriculteur de Haute-Garonne a remis au Muséum de Toulouse le crâne complet d'un gomphothère découvert quatre ans plus tôt près de L'Isle-en-Dodon, un fossile…

En juillet 2018, un agriculteur de Haute-Garonne a remis au Muséum de Toulouse le crâne complet d’un gomphothère découvert quatre ans plus tôt près de L’Isle-en-Dodon, un fossile de proboscidien à quatre défenses âgé de 11 à 13 millions d’années.

Un agriculteur installé dans le sud-ouest de la Haute-Garonne, du côté de L’Isle-en-Dodon, a gardé le secret pendant deux ans après avoir mis au jour des ossements sur ses terres en 2014, selon les informations publiées par Science Et Vie.

L’exploitant a préféré garder le silence sur sa découverte dans une région où les terrains livrent des fossiles depuis le 19e siècle. Il craignait l’afflux de chasseurs de souvenirs sur son exploitation agricole située à une soixantaine de kilomètres de Toulouse.

L’homme a finalement contacté le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse. En 2017, Pierre Dalous, conservateur de l’établissement, s’est rendu sur place avec son équipe pour excaver et transporter la pièce maîtresse, selon Science Et Vie.

Une denture unique pour fouiller le sol durant le Miocène

Le crâne découvert en Haute-Garonne appartient à un gomphothère, un mammifère à trompe de la même lignée que les éléphants actuels. Contrairement aux espèces modernes, l’animal portait quatre défenses, d’après Science Et Vie.

Celles du haut poussaient vers l’avant, tandis que les deux du bas, plates comme des lames, prolongeaient une mâchoire inférieure démesurée qui dépassait sous la trompe. Les paléontologues estiment que cette mâchoire servait d’outil de fouille pour racler le sol et atteindre racines ou plantes basses, alors que la trompe saisissait la nourriture.

Ce groupe de proboscidiens a parcouru l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Nord durant le Miocène. Le spécimen découvert en Haute-Garonne vivait voici 11 à 13 millions d’années, à une époque où la chaîne des Pyrénées dominait déjà la région, d’après Science Et Vie.

Un fossile qui comble un vide de cent cinquante ans au Muséum de Toulouse

Le Muséum de Toulouse a annoncé cette remise officielle en juillet 2018. Les paléontologues ne connaissaient l’espèce locale, baptisée Gomphotherium pyrenaicum au 19e siècle, que par quelques dents ramassées dans le même secteur environ cent cinquante ans plus tôt.

Aucun autre reste n’était venu compléter ce dossier depuis un siècle et demi, valant au mammifère le surnom de mastodonte des Pyrénées.

Présenté à la presse en juillet 2018 encore pris dans sa gangue, le crâne fait l’objet d’un minutieux dégagement de la roche, millimètre après millimètre, par les préparateurs du musée. Il rejoindra ensuite les collections de paléontologie de l’établissement toulousain aux côtés des dents collectées au siècle dernier, selon Science Et Vie.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.