Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Un avocat a été condamné à supprimer l’annonce Airbnb de Dublin d’une valeur de 3 350 € par mois et à annuler les réservations – The Irish Times

Publié le 17 octobre 2024 15:22:00. Un avocat dublinois a été contraint par la justice d'interrompre la location de son appartement sur une plateforme de type Airbnb, une pratique jugée non conforme à son bail et susceptible de…

Un avocat a été condamné à supprimer l’annonce Airbnb de Dublin d’une valeur de 3 350 € par mois et à annuler les réservations – The Irish Times

Publié le 17 octobre 2024 15:22:00. Un avocat dublinois a été contraint par la justice d’interrompre la location de son appartement sur une plateforme de type Airbnb, une pratique jugée non conforme à son bail et susceptible de constituer une activité commerciale non autorisée.

  • Un juge a ordonné à l’avocat de retirer ses annonces en ligne et d’annuler les réservations en cours.
  • L’affaire met en lumière les tensions croissantes entre les propriétaires et les plateformes de location à court terme en Irlande.
  • L’avocat conteste les accusations, affirmant qu’il s’agissait simplement d’une occupation occasionnelle de son logement.

Geoffrey Curran, un avocat basé à Dublin, a été sommé par le tribunal civil de circuit de cesser immédiatement de louer son appartement situé au 8 Exchange Street Lower, Dublin, via des plateformes comme Airbnb. La décision, rendue vendredi par le juge John O’Connor, fait suite à une action en justice intentée par Robert, David et John Paul Ranson, des entrepreneurs de Clontarf.

Selon les plaignants, M. Curran exploitait une activité de location à court terme depuis plus d’un an, en violation de son bail et sans les permis nécessaires. Leur avocat, David Geoghegan, a précisé que des recherches en ligne avaient révélé que l’appartement était régulièrement proposé à la location, parfois même à plusieurs couples simultanément. Une critique en ligne, attribuée à un certain « Brian in Virginia », témoignait de l’occupation simultanée de l’appartement par trois couples.

M. Curran a nié toute exploitation commerciale, affirmant au tribunal qu’il n’avait « à aucun moment exploité une entreprise à partir de la propriété ». Il a également exprimé sa crainte que cette procédure ne soit qu’une manœuvre pour le contraindre à quitter son logement. Il a déclaré dans une déclaration écrite que l’appartement était sa résidence principale, qu’il partageait avec des occupants dont la présence était « occasionnelle et temporaire ».

Les Ranson, agissant en tant que représentants de la succession de Robert Ransonsnr, soutiennent qu’ils ont loué l’appartement en avril 1998 pour une durée de 500 ans. Ils affirment que M. Curran n’était autorisé qu’à l’utiliser comme logement privé pour un maximum de trois personnes, et qu’il n’avait pas le droit d’y exercer une activité commerciale ou d’accueillir des locataires de passage.

L’avocat de M. Curran, Jack Fenton, a plaidé que son client n’avait loué la totalité de la propriété que pour moins de 90 jours au cours d’une année civile. Il a également souligné la distinction entre une location à court terme, qu’il considère comme un simple droit d’occupation, et une sous-location ou une cession de bail.

Le tribunal a déjà été informé qu’un arbitre de la Commission de la location résidentielle avait validé un avis de résiliation signifié à M. Curran en janvier dernier. L’avocat a fait appel de cette décision et reste occupant de l’appartement en attendant l’audience en appel.

Par ailleurs, M. Curran a reconnu avoir signalé certains problèmes au conseil municipal de Dublin concernant les normes de logement. Une inspection des lieux avait révélé des infractions, notamment des problèmes structurels et la présence de moisissures et d’humidité.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.