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Santé

Un bon 220 000 heures de travail – c’est le « dur travail » quotidien du Duché – Duché directement

Le syndicat Food-Gaststätten (NGG) tire la sonnette d’alarme face à une possible remise en question de la journée de travail de huit heures, dénonçant un impact potentiel sur la santé et la sécurité des travailleurs du duché de…

Un bon 220 000 heures de travail – c’est le « dur travail » quotidien du Duché – Duché directement

Le syndicat Food-Gaststätten (NGG) tire la sonnette d’alarme face à une possible remise en question de la journée de travail de huit heures, dénonçant un impact potentiel sur la santé et la sécurité des travailleurs du duché de Lauenburg et au-delà. L’organisation appelle à une mobilisation générale pour défendre ce socle essentiel de la protection sociale.

Selon une analyse de l’Institut Pestel, les salariés du duché de Lauenburg cumulent en moyenne 225 000 heures de travail chaque jour, tous secteurs confondus (artisanat, industrie, services, commerce). Anne Widder, directrice générale de NGG Hamburg-Elmshorn, souligne que ce rythme effréné est souvent maintenu au prix d’heures supplémentaires et de rotations d’équipes particulièrement éprouvantes.

« Le changement constant entre les équipes du matin, de l’après-midi, du soir et de la nuit est particulièrement stressant pour de nombreuses personnes », explique Anne Widder. Le NGG s’oppose fermement à la proposition du gouvernement fédéral d’autoriser des équipes de 12 heures, estimant que cela aurait des conséquences désastreuses sur le bien-être des employés.

« Le gouvernement fédéral veut abolir la journée de 8 heures. À l’avenir, les équipes de 12 heures devraient être possibles. Cela ne devrait en aucun cas se produire », a déclaré Anne Widder. Le syndicat met en garde contre les effets délétères d’une exposition prolongée à des journées de travail excessives. « Quiconque travaille régulièrement plus de 10 heures par jour ou plus de 40 heures par semaine le remarquera à un moment donné : cela commence par des maux de tête et des vertiges », précise-t-elle. Troubles digestifs, insomnie, épuisement professionnel, dépression, diabète et consommation excessive d’alcool sont autant de risques encourus.

Les horaires irréguliers, fréquents notamment dans l’industrie agroalimentaire, sont également pointés du doigt. « Les quarts de travail matinaux, tardifs et de nuit en particulier perturbent énormément l’horloge interne. S’ils alternent ensuite, cela devient rapidement critique pour la santé », alerte Anne Widder. Des maux de dos, de la fatigue chronique et des troubles dépressifs sont fréquemment observés chez les travailleurs postés. Près de la moitié des salariés concernés souffrent de problèmes de sommeil.

Au-delà de la santé, la sécurité au travail est compromise par de longues journées. « Le risque d’accident augmente fortement après 8 heures. La fatigue augmente, la concentration diminue. 10 heures consécutives ou plus sont très risquées. À partir de la 12ème heure, il y a statistiquement deux fois plus d’accidents que dans une journée de 8 heures », explique Anne Widder, s’appuyant sur des examens médicaux du travail. Le risque d’accident vasculaire cérébral augmente également avec la durée hebdomadaire du travail : +10 % pour 41 à 48 heures et +33 % pour 55 heures ou plus.

Enfin, le NGG souligne que des horaires de travail plus longs rendent plus difficile la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. « Qui viendra chercher l’enfant à la crèche ou viendra en aide aux proches ayant besoin de soins si les journées de travail trop longues et non planifiées sont la norme ? », s’interroge Anne Widder. Le syndicat appelle à l’adoption d’une « loi sur le temps de travail sans intervention » qui préserve la journée de 8 heures et protège la santé des travailleurs. Il exhorte les députés du Bundestag des districts de Lauenburg et de la région à porter cette revendication à Berlin.

Le NGG invite ses membres à rejoindre la campagne nationale de la Confédération allemande des syndicats (DGB) « Au pouvoir pour les 8 ».

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.