Home MondeUn document confidentiel de l’OTAN analyse les nouvelles armes de Poutine

Un document confidentiel de l’OTAN analyse les nouvelles armes de Poutine

by Clara Dubois

Publié le 16 novembre 2023 21:02:00. Un document secret de l’OTAN révèle les avancées récentes de l’arsenal nucléaire russe, notamment le développement de missiles de croisière à propulsion nucléaire, suscitant des inquiétudes quant à une possible utilisation dans les prochaines années.

  • L’OTAN s’inquiète du missile de croisière à propulsion nucléaire “Bourevestnik”, capable de voler à plus de 900 km/h et d’atteindre une portée considérable.
  • Le développement du missile mobile à moyenne portée “Orechnick” suscite également des préoccupations, avec une portée potentielle de 5 500 km et la capacité d’emporter des ogives nucléaires.
  • Les sous-marins de la classe “Poséidon”, conçus pour frapper les bases navales et les villes côtières, sont considérés comme difficiles à détecter et à contrer.

Selon des informations divulguées par le journal allemand Die Welt, basées sur un document de renseignement de l’Alliance, la Russie a fait des progrès significatifs dans le développement de nouvelles armes stratégiques. Moscou travaille sur ces systèmes depuis plus d’une décennie, mais des annonces récentes du Kremlin laissent penser que ces projets sont sur le point d’être achevés.

Le document de l’OTAN met particulièrement en lumière le missile de croisière “Bourevestnik” (nom de code en anglais : Skybreaker). Il s’agit d’une arme dotée d’un système de propulsion nucléaire, ce qui lui confère une autonomie théoriquement illimitée. Selon Die Welt, ce missile peut atteindre des vitesses supérieures à 900 km/h et se distingue par sa grande maniabilité et sa capacité à être lancé depuis des plateformes mobiles. Les analystes estiment que la Russie pourrait être en mesure de déployer ces missiles dans un délai de deux à trois ans.

Outre le “Bourevestnik”, l’OTAN surveille de près le développement du missile mobile à moyenne portée “Orechnick”. Ce système a été testé pour la première fois pendant le conflit en Ukraine, mais ses caractéristiques techniques précises restent largement inconnues. Les experts occidentaux s’inquiètent notamment de sa portée, estimée à 5 500 km, et de sa capacité à transporter différents types d’ogives nucléaires.

Un autre sujet de préoccupation est la classe de sous-marins “Poséidon”. Selon le document de l’OTAN, ces sous-marins ont été conçus pour “détruire des bases navales, des ports et des villes côtières” dans des régions telles que l’océan Pacifique, la côte est des États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Leur discrétion et leur capacité à opérer à de grandes profondeurs rendent leur détection et leur interception particulièrement difficiles.

Le 26 octobre dernier, le Kremlin a annoncé avoir mené un essai réussi du missile de croisière “Bourevestnik”, affirmant qu’il avait parcouru une distance de 14 000 km et était resté en vol pendant environ 15 heures. Le 29 octobre, le président Vladimir Poutine a également déclaré avoir lancé un sous-marin “Poséidon” équipé d’une ogive nucléaire, affirmant que sa puissance “dépasserait considérablement” celle du missile russe Sarmat.

Ces annonces ont suscité une réaction de la part des États-Unis. Le 29 octobre, l’ancien président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis envisageaient de reprendre leurs propres essais nucléaires.

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