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Un étudiant de l’Université de Coventry vise une maîtrise après une tumeur au cerveau

Publié le 11 décembre 2025 09h15. Un jeune homme de 19 ans, étudiant à Coventry, a surmonté une tumeur cérébrale rare et deux opérations chirurgicales pour reprendre ses études et se consacrer à l'aide aux autres, notamment en…

Un étudiant de l’Université de Coventry vise une maîtrise après une tumeur au cerveau

Publié le 11 décembre 2025 09h15. Un jeune homme de 19 ans, étudiant à Coventry, a surmonté une tumeur cérébrale rare et deux opérations chirurgicales pour reprendre ses études et se consacrer à l’aide aux autres, notamment en tant que thérapeute du sport.

  • Ekam Dhaliwal a été diagnostiqué avec une épendymome bénigne en 2022 après avoir initialement consulté pour des vertiges.
  • Deux opérations chirurgicales ont été nécessaires, la seconde entraînant une perte temporaire de la parole et de la mobilité.
  • Il a retrouvé une autonomie grâce à une rééducation intensive et soutient désormais des initiatives caritatives comme le défi Children in Need de BBC CWR.

En 2022, Ekam Dhaliwal menait une vie typique d’étudiant en sciences du sport à l’Université de Coventry, passionné par le football. Des vertiges persistants l’ont incité à consulter un médecin, qui a d’abord attribué ses symptômes à des problèmes d’équilibre. Cependant, inquiet, Ekam a insisté pour passer un IRM par précaution.

Le lendemain de l’examen, un appel téléphonique a radicalement changé sa vie. On lui demandait de se rendre immédiatement à l’hôpital. L’annonce a été brutale : une tumeur cérébrale avait été détectée. « C’est à ce moment-là que j’ai réalisé la gravité de la situation », confie-t-il.

Ekam se souvient d’un sentiment d’invincibilité initial : « Quand ils m’ont appelé la première fois, j’étais un peu sous le choc. J’avais l’impression que rien ne pouvait m’arriver. Je courais après un ballon, j’étais très sportif… on ne pense pas vraiment qu’une tumeur ou quelque chose de grave puisse vous atteindre. »

La tumeur diagnostiquée était une épendymome bénigne, une forme rare de tumeur cérébrale. Ekam a ensuite subi deux interventions chirurgicales au centre hospitalier universitaire d’Oxford. La première visait à améliorer la circulation du liquide céphalo-rachidien dans son cerveau. Il se souvient avoir été étonnamment bien après cette première opération, allant même jouer au football quelques jours plus tard, bien qu’il n’ait pu rester sur le terrain que pendant cinq minutes.

La seconde opération, plus délicate, consistait à retirer la tumeur. Les conséquences ont été immédiates et dévastatrices : Ekam a perdu la capacité de marcher et de parler. « Ma mère m’a dit qu’en me voyant pour la première fois après l’opération, elle avait peur que je ne la reconnaisse plus », raconte-t-il avec émotion.

La frustration de ne pas pouvoir communiquer était immense. Ekam a dû apprendre à s’exprimer par des gestes, des expressions faciales et le langage corporel. Une orthophonie intensive et une physiothérapie, tant à l’hôpital qu’à domicile, ont été essentielles à sa rééducation. « Ce qui m’a vraiment aidé, c’est que mes parents étaient très présents et m’ont encouragé à retrouver un maximum d’autonomie », souligne-t-il.

Après environ six semaines, Ekam a pu à nouveau communiquer de manière basique. Aujourd’hui, il reconnaît avoir des difficultés à retrouver son niveau de forme physique et sa coordination, ce qui l’empêche de courir. Il compense en allant régulièrement à la salle de sport pour maintenir son niveau d’activité.

Ekam a récemment mis ses compétences au service de l’association caritative en participant au défi Children in Need de 25 miles à trois pattes organisé par BBC CWR en novembre, où il a assuré des soins de thérapie et de soutien aux participants. « Quand c’est pour Children in Need, c’est une cause très importante… si je peux aider à avoir un impact, c’est parfait », explique-t-il.

Ekam est également retourné à l’université et envisage de poursuivre ses études avec une maîtrise en physiothérapie. « C’est peut-être un peu cliché, mais aider les gens est ma motivation ultime », affirme-t-il. « J’ai vécu une expérience difficile, et je veux revenir et aider les autres. » Il ambitionne plus particulièrement de se spécialiser en physiothérapie neurologique.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.