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Bassirou Diomaye Faye pourra dissoudre l’Assemblée le 2 décembre 2026

À partir du 2 décembre 2026, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye disposera de la prérogative constitutionnelle de dissoudre l'Assemblée nationale.

Bassirou Diomaye Faye pourra dissoudre l'Assemblée le 2 décembre 2026

À partir du 2 décembre 2026, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye disposera de la prérogative constitutionnelle de dissoudre l’Assemblée nationale. Alors que le pays traverse une cohabitation sous tension face à une majorité parlementaire acquise à l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l’État maintient le suspense tout en multipliant les options politiques.

Le compte à rebours s’accélère vers la date du 2 décembre 2026

Le compte à rebours est lancé au Sénégal, où le paysage institutionnel s’achemine vers une date charnière le 2 décembre 2026. À cette date précise, le président de la République obtiendra le droit constitutionnel de dissoudre l’Assemblée nationale.

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L’actuelle Assemblée nationale, largement dominée par le Pastef, a été élue en novembre 2024 et a installé son bureau le 2 décembre de la même année. Par conséquent, le premier jour de décembre 2026 marque l’ouverture légale de cette option pour l’exécutif.

Bassirou Diomaye Faye et le Pastef actent la rupture au sommet

Depuis la séparation entre le président et le mouvement d’Ousmane Sonko actée le 22 mai 2026, l’exécutif ne dispose plus de sa majorité au Parlement. L’ancien Premier ministre a pris la tête de l’hémicycle, tandis que le chef de l’État a formé un nouveau gouvernement et lancé sa propre formation politique, baptisée Kiiraay.

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Cette configuration inédite plonge le pays dans une cohabitation tendue. D’un côté, le gouvernement tente de faire adopter ses projets de loi ; de l’autre, la représentation parlementaire multiplie les résistances. Les tensions se manifestent notamment autour de l’examen de textes budgétaires et législatifs, à l’instar de la loi de finances rectificative liée à l’accord avec le FMI, reçue par l’Assemblée le 18 septembre dernier selon les informations de SeneNews.

Le chef de l’État temporise face aux pressions pour dissoudre

Interrogé à New York sur ses intentions à l’approche de cette échéance, le président de la République a tenu à tempérer l’urgence des spéculations. Il a rappelé que nous ne sommes pas encore au 2 décembre et qu’aucune date n’a été arrêtée pour un scrutin ou une dissolution d’après les précisions rapportées par Leral. Lors d’entretiens accordés à France 24 et RFI, le chef de l’État a souligné qu’il n’y avait pas de fixation et que sa décision dépendrait de l’évolution de la situation politique.

Bassirou Diomaye Faye pourra dissoudre l'Assemblée le 2 décembre 2026
Photo : Leral.net

Dans son entourage, la posture se montre toutefois moins prudente.

Dès la mi-août, le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop, affirmait que le pays se dirigeait vers de nouvelles élections législatives, en pointant du doigt ce qu’il qualifiait de logique de sabotage de l’action gouvernementale par les députés de la majorité. De son côté, le délégué national à la Vie politique de Guem Sa Bopp, Moussa Niang, a également réclamé la dissolution de l’institution, qu’il accuse de constituer un frein à l’action publique ainsi que le rapporte Senego.

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Les experts pèsent les options entre conciliation et rupture

L’ancien député Cheikh Oumar Sy estime que la dissolution constitue une issue logique face à l’impossibilité de collaborer entre des responsables issus du même mouvement d’origine d’après l’analyse relayée par Dakaractu. À l’inverse, un autre ancien parlementaire, Babacar Gaye, rappelle que le chef de l’exécutif dispose de mécanismes alternatifs, tels que le droit d’amendement, le vote bloqué, le recours au Conseil constitutionnel, ou encore la saisine du référendum.

Si l’option de la dissolution était retenue dès les premiers jours de décembre, la Constitution impose l’organisation d’un nouveau scrutin législatif entre soixante et quatre-vingt-dix jours plus tard, soit entre fin janvier et début mars 2027. Un tel calendrier se heurterait toutefois directement à la tenue des élections territoriales, fixées au 17 janvier 2027 par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.