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Un flux de vote élevé a été signalé dans 40 tables sur près de 20 000 installées : Bureau du registraire

Publié le 26 octobre 2023 18h00. La consultation interne organisée ce dimanche par le Pacte historique, coalition politique colombienne, a révélé de fortes disparités régionales, allant de files d'attente interminables à des bureaux de vote quasi déserts, soulevant…

Un flux de vote élevé a été signalé dans 40 tables sur près de 20 000 installées : Bureau du registraire

Publié le 26 octobre 2023 18h00. La consultation interne organisée ce dimanche par le Pacte historique, coalition politique colombienne, a révélé de fortes disparités régionales, allant de files d’attente interminables à des bureaux de vote quasi déserts, soulevant des questions sur l’accessibilité et l’organisation du scrutin.

  • Des files d’attente considérables et des problèmes logistiques ont été signalés sur la côte caraïbe, tandis que l’affluence était faible dans plusieurs villes de l’est du pays.
  • Des incidents isolés, comme l’incendie de matériel électoral à Arjona, ont été recensés, mais la situation générale a été jugée normale par le Registre National.
  • Le président Petro a exprimé ses préoccupations concernant le fonctionnement du Registre National, dénonçant un « désastre ».

La journée de consultation, destinée à désigner le candidat du Pacte historique à l’élection présidentielle de 2026 et à établir les listes pour le Congrès, a été marquée par un contraste frappant entre les régions. Si certaines municipalités ont été confrontées à une forte affluence et à des difficultés d’organisation, d’autres ont enregistré une participation très limitée.

À Bucaramanga, l’une des principales villes de l’est colombien, l’affluence a été modérée. À l’École Normale Supérieure, où cinq bureaux de vote avaient été installés, les électeurs se sont présentés au compte-gouttes. La majorité étaient des personnes âgées ou d’âge moyen, la présence des jeunes étant peu marquée. Un constat similaire a été fait au siège principal du Registre National de la ville. Un citoyen présent sur place a commenté :

« Il y a plus de jurés que d’électeurs. »

En revanche, la côte caraïbe a été le théâtre de scènes de congestion et de mécontentement. À Galapa (Atlántico), seulement quatre bureaux de vote étaient ouverts pour près de 3 894 électeurs potentiels, entraînant de longues files d’attente et des retards. La situation était comparable à Malambo, où deux bureaux de vote devaient accueillir 4 533 électeurs, suscitant l’agacement des participants, en particulier les personnes âgées affectées au bureau numéro un. À Sahagún (Córdoba), considérée comme un baromètre politique de la région, des témoignages font état d’une réduction significative du nombre de bureaux de vote ouverts, passant de 27 à 30 habituellement à seulement une ou deux, ce qui a été interprété comme une entrave à la participation.

Des troubles à l’ordre public ont été signalés à Tumaco (Nariño), où des communautés indigènes ont manifesté devant le siège du Registre. La situation a été rapidement maîtrisée. Plus grave, à Arjona (Bolívar), dans la commune de Rocha, une foule a incendié du matériel électoral, empêchant l’installation d’un bureau de vote. Les autorités ont attribué cet acte à des revendications concernant l’état d’une route rurale et non à des motivations politiques.

Dans le département de Norte de Santander, notamment à Cúcuta, la journée s’est déroulée sans incident majeur. Le Registre National a indiqué que le département disposait de 467 bureaux de vote et 479 tables, permettant à 1 305 259 citoyens de voter. Une visite des principaux bureaux de vote de Cúcuta a confirmé une ouverture ponctuelle à 8 heures et un flux constant d’électeurs tout au long de la journée, bien que la participation n’ait pas été massive.

Le greffier national, Hernán Penagos, a déclaré que, globalement, la situation était normale, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées dans certaines zones. Il a précisé que des mesures avaient été prises pour garantir le bon déroulement du scrutin là où des problèmes avaient été signalés.

« Comme cela arrive habituellement, ces tables ont été divisées pour garantir que tous les citoyens puissent exercer leur droit de vote sans revers. »

Le président Petro dénonce les problèmes rencontrés lors de la consultation du Pacte historique.

Iván Cepeda dénonce des irrégularités lors du vote.

Une foule détruit et brûle du matériel électoral à Arjona (Bolívar).

*Avec des informations des médias alliés de Colpresa.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.