Publié le 23 octobre 2024 18:45. Un grimpeur a été grièvement blessé suite à une chute dans une salle d’escalade à Arnhem, hier soir. L’accident, rare selon la direction de l’établissement, relance le débat sur l’importance du contrôle mutuel des équipements de sécurité.
- Un homme d’une cinquantaine d’années a subi de graves blessures aux poignets et à la cheville après une chute.
- L’accident est dû à un défaut de vérification du nœud et du système d’assurage par un partenaire.
- La salle d’escalade a rouvert ses portes aujourd’hui, mais insiste sur le respect strict des protocoles de sécurité.
L’incident s’est produit hier soir dans la salle d’escalade d’Arnhem. La victime, un homme expérimenté qui grimpe depuis une vingtaine d’années avec un groupe d’amis, a chuté après s’être mal attaché. Selon Roessingh, le directeur de l’établissement, l’escalade est généralement un « sport très sûr », et un tel accident est exceptionnel.
« Il y avait beaucoup de monde dans la salle avec tous les grimpeurs expérimentés qui n’avaient pas besoin de conseils. Il y avait un groupe d’amis de trois hommes qui grimpaient depuis une vingtaine d’années. L’un d’eux, un homme d’une cinquantaine d’années, s’est avéré mal attaché et est tombé. »
Roessingh, directeur de la salle d’escalade
Le protocole de sécurité en vigueur exige que chaque grimpeur fasse vérifier son nœud et son système d’assurage par un partenaire avant de commencer l’ascension. Dans ce cas, cette « vérification du partenaire » n’a pas été effectuée, ou n’a pas été réalisée correctement. Roessingh souligne que cette vérification est normalement une habitude bien ancrée chez les grimpeurs.
Les employés de la salle ont immédiatement prodigué les premiers soins à la victime, avant l’arrivée des services d’urgence. Transporté à l’hôpital, l’homme a subi une intervention chirurgicale pour soigner ses blessures aux poignets et à la cheville. Les médecins ont heureusement écarté toute atteinte à la colonne vertébrale ou au cou.
L’accident a profondément choqué le personnel et les autres grimpeurs présents. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour les aider à surmonter le traumatisme. La salle a rouvert ses portes ce jour, mais l’ambiance reste difficile. La direction a réaffirmé auprès de tous les grimpeurs la nécessité de respecter scrupuleusement les règles de sécurité.
La police, présente sur les lieux, n’a pas constaté de défaillance matérielle ou de négligence de la part du personnel. L’enquête a été classée sans suite. Roessingh insiste sur le caractère isolé de cet incident.
Un autre incident en février
Cet accident intervient quelques mois après un autre incident survenu dans la même salle, en février. Un homme de 33 ans avait alors été grièvement blessé suite à une rupture d’un système d’assurage automatique. Roessingh précise que cet incident était dû à une cause différente et que les systèmes d’assurage automatiques ont été remplacés par un nouveau modèle d’un autre fournisseur, afin d’éviter que ce type de problème ne se reproduise.
