Home Technologie et scienceUn groupe Facebook cherche à rejeter le procès en diffamation intenté par l’arrondissement de Portage et le chef de la police

Un groupe Facebook cherche à rejeter le procès en diffamation intenté par l’arrondissement de Portage et le chef de la police

by Thomas Caron

Publié le 24 septembre 2023 18:32:00. Les administrateurs d’un groupe Facebook local sont visés par une action en diffamation intentée par la municipalité de Portage et son chef de police, une affaire qui soulève des questions importantes sur la liberté d’expression en ligne et la responsabilité des modérateurs de réseaux sociaux.

  • La municipalité de Portage et le chef de la police David P. Rosamilia poursuivent les administrateurs du groupe Facebook « Living in Portage PA » pour diffamation.
  • La plainte découle d’une publication anonyme alléguant des faits compromettants impliquant le chef de police.
  • Les administrateurs du groupe se défendent en invoquant la loi fédérale sur la décence en matière de communications et une loi anti-SLAPP de Pennsylvanie.

Les administrateurs du groupe Facebook « Living in Portage PA » demandent au tribunal du comté de Cambria de rejeter la plainte déposée par la municipalité de Portage et son chef de police, David P. Rosamilia. Ils estiment que cette action judiciaire constitue une tentative inconstitutionnelle de restreindre la liberté d’expression.

Au cœur de ce litige se trouve une publication anonyme, signée « GrayElephant706 », qui affirmait avoir été témoin d’une situation impliquant le chef de police Rosamilia et une mineure. La municipalité et le chef de police considèrent cette allégation comme fausse et diffamatoire, et reprochent aux administrateurs du groupe de ne pas l’avoir supprimée.

Dans les documents déposés auprès du tribunal lundi, les quatre administrateurs et modérateurs visés par la plainte nient toute implication dans la création ou la publication du message controversé. Ils affirment être protégés par la loi fédérale sur la décence en matière de communications (Section 230 du Communications Decency Act), qui exonère généralement les opérateurs de plateformes en ligne de la responsabilité concernant le contenu publié par des tiers. Ils invoquent également la nouvelle loi uniforme de protection de l’expression publique de Pennsylvanie, une loi anti-SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation) conçue pour dissuader les poursuites judiciaires visant à intimider ou à réduire au silence les citoyens qui expriment leurs opinions sur des questions d’intérêt public.

Les défendeurs soutiennent que le groupe Facebook en question sert de forum public pour les discussions sur les affaires locales et que la modération d’une telle page relève d’une activité constitutionnellement protégée. Ils soulignent également que la municipalité, en tant qu’entité gouvernementale, ne peut pas légitimement intenter une action en diffamation, et que le chef de police Rosamilia, en tant que personnalité publique, n’a pas démontré l’existence d’une « malice réelle » – un seuil juridique élevé requis dans ce type de cas.

Si le tribunal accède à la demande de rejet, la municipalité de Portage et le chef de police Rosamilia pourraient être tenus de couvrir les frais de justice et les honoraires d’avocat des défendeurs, conformément à la législation de l’État.

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