Publié le 18 janvier 2026 à 01h14. À plus de 80 ans, Seu Neném, un agriculteur du Minas Gerais, témoigne d’une vie simple, rythmée par le travail de la terre, le café et l’élevage, et marquée par des souvenirs familiaux forts, malgré les épreuves et la solitude.
- Seu Neném, 84 ans, mène une vie autonome dans une ferme familiale depuis des décennies.
- Il a été fiancé à six reprises sans jamais se marier, un choix influencé par des événements familiaux tragiques.
- Il conserve un mode de vie traditionnel, basé sur la culture du café, l’élevage de bétail Nelore et le respect des coutumes ancestrales.
Dans la zone rurale de Tapira, au Minas Gerais, vit Seu Neném, un homme dont la vie est un témoignage de la persévérance et de l’attachement à la terre. À 84 ans, il incarne un mode de vie en voie de disparition, où le temps s’écoule à un rythme différent, loin de l’agitation des villes. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a récemment mis en lumière son quotidien, révélant un homme simple, à la voix douce et à la mémoire vive, porteur d’histoires qui traversent les générations.
Seu Neném a connu une vie marquée par le travail acharné et les épreuves. Il a vécu dans différentes villes de la région avant de s’installer définitivement dans sa propriété actuelle, où il a passé quatre ans à Monte Santo. Il a toujours préféré la tranquillité de la campagne, où il se sentait plus à sa place. Sur sa ferme, il perpétue les traditions agricoles, cultivant le café, élevant du bétail Nelore et entretenant de petits potagers, même à petite échelle.
Malgré son âge avancé, Seu Neném reste lucide et actif. Il prétend avoir une vision exceptionnelle, capable de distinguer les maisons et les détails de loin, ce qui impressionne ses visiteurs. Cependant, le temps a laissé des traces : ses frères et sœurs sont décédés, sa famille s’est réduite et la solitude est devenue une compagne quotidienne. Il vit seul, mais reçoit le soutien de ses proches qui lui apportent de la nourriture et l’aident dans ses tâches.


Seu Neném n’a jamais contracté mariage, bien qu’il ait été fiancé à six reprises. Il explique que des événements familiaux tragiques, notamment le meurtre de son frère lors d’une de ses tentatives de mariage les plus sérieuses, ont profondément marqué sa vie et l’ont conduit à renoncer à fonder une famille. Il confie :
« La vie est belle, il suffit de savoir la vivre. »
Seu Neném
La ferme où il vit conserve des vestiges du passé : un hangar à café, un espace de séchage, un barrage d’eau qu’il a lui-même construit et une maison en bois au plancher typique de l’architecture rurale d’autrefois. Tout est simple, mais entretenu avec soin, témoignant d’un lien direct entre le travail manuel et la survie à la campagne. Il utilise toujours un poêle à bois pour préparer son café quotidien, un rituel qu’il répète depuis des décennies, en utilisant du bambou fin et des brindilles sèches pour un feu rapide et une boisson toujours chaude.
Parmi ses souvenirs, il évoque avec fierté les moments où il participait à des parties de pêche et à des compétitions locales, remportant même une en attrapant un poisson de près de 4 kilos. Il se souvient également des fêtes organisées par sa mère dans le hangar à café, où les couples dansaient sur de la musique traditionnelle. La propriété, autrefois beaucoup plus vaste – plus de 500 boisseaux – a été divisée entre les héritiers, mais sa part, d’environ 105 acres, reste considérable selon les normes régionales.
Malgré les difficultés et les limitations liées à l’âge, Seu Neném continue de vivre avec dignité et résilience, incarnant un mode de vie authentique et un attachement profond à la terre du Minas Gerais.