Bruxelles se prépare à un examen minutieux des pratiques de Microsoft, craignant que l’entreprise américaine ne consolide son emprise sur le marché européen des logiciels cloud. La Commission européenne s’interroge sur les clauses contractuelles qui pourraient désavantager les fournisseurs européens.
L’enquête, révélée dans le cadre d’une émission radiophonique, porte sur les accords de licence conclus par Microsoft avec ses partenaires. Ces contrats, selon les premières analyses, pourraient imposer des obligations restrictives, notamment en matière de portabilité des données et d’interopérabilité avec les solutions cloud concurrentes. L’objectif de la Commission est de déterminer si ces clauses constituent une entrave à la concurrence.
Les préoccupations se concentrent sur la capacité des clients à migrer facilement leurs données et applications vers d’autres plateformes cloud que celles de Microsoft. Des clauses spécifiques pourraient, par exemple, rendre coûteuse ou techniquement difficile l’utilisation de services concurrents, favorisant ainsi le maintien des clients dans l’écosystème Microsoft.
« Nous devons nous assurer que les fournisseurs de cloud européens ont une chance équitable de rivaliser avec les géants américains », a déclaré une source proche du dossier, sans souhaiter être nommée. L’enquête intervient dans un contexte de volonté accrue de l’Union européenne de renforcer sa souveraineté numérique et de réduire sa dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis et de la Chine.
À ce stade, Microsoft n’a pas officiellement commenté les allégations. La Commission européenne n’a pas précisé la durée de l’enquête, mais a indiqué qu’elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour garantir un marché équitable et concurrentiel dans le secteur du cloud en Europe.
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