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Un litige potentiel se profile alors que le ministre bloque un plan de sortie de près d’un million d’euros pour le chef de la DAA, Kenny Jacobs – The Irish Times

Publié le 20 novembre 2025 à 05h00. Une impasse judiciaire se profile entre le conseil d'administration de l'opérateur aéroportuaire irlandais DAA et son directeur général, Kenny Jacobs, après que le ministre des Transports, Darragh O'Brien, a refusé de…

Un litige potentiel se profile alors que le ministre bloque un plan de sortie de près d’un million d’euros pour le chef de la DAA, Kenny Jacobs – The Irish Times

Publié le 20 novembre 2025 à 05h00. Une impasse judiciaire se profile entre le conseil d’administration de l’opérateur aéroportuaire irlandais DAA et son directeur général, Kenny Jacobs, après que le ministre des Transports, Darragh O’Brien, a refusé de valider une indemnité de départ d’environ 960 000 €.

  • Le ministre des Transports a bloqué une proposition d’indemnité de départ de près d’un million d’euros pour le directeur général de la DAA.
  • Le conseil d’administration de la DAA conteste cette décision et envisage des recours juridiques.
  • Les relations entre le conseil d’administration et Kenny Jacobs se sont détériorées après que les administrateurs ont estimé qu’il n’était plus apte à exercer ses fonctions.

La situation est tendue au sein de la DAA, l’opérateur des aéroports de Dublin et de Cork. Le conseil d’administration, qui a déjà exprimé son manque de confiance envers Kenny Jacobs, se prépare à une bataille juridique avec le gouvernement irlandais suite à la décision du ministre des Transports, Darragh O’Brien, de refuser d’approuver une indemnité de départ de 960 000 € (environ 880 000 £) pour le directeur général.

M. O’Brien se trouve actuellement au Brésil pour le sommet sur le climat Cop30, tandis que le conseil d’administration de la DAA prend des conseils juridiques pour contester son refus. Les relations entre les administrateurs et M. Jacobs se sont considérablement dégradées cet été, le conseil concluant que le directeur général ne possédait plus les qualités requises pour diriger l’entreprise.

Bien que le ministre ait encouragé les parties à trouver un terrain d’entente, le conseil d’administration a réaffirmé sa position, indiquant qu’il avait déjà approuvé à l’unanimité l’accord de départ en septembre. Kenny Jacobs a quant à lui manifesté son souhait de conserver son poste, mais il ne bénéficie plus du soutien du conseil d’administration.

Le ministre O’Brien a fait savoir à ses collègues gouvernementaux qu’il ne reviendrait pas sur sa décision, ce qui soulève des questions délicates pour le conseil d’administration concernant les alternatives à l’indemnité de départ. Cette situation pourrait déboucher sur un litige, précisément ce que l’accord de septembre visait à éviter.

L’indemnité proposée faisait partie de trois options envisagées par le conseil d’administration en août pour résoudre la question de l’avenir de M. Jacobs. Les deux autres alternatives consistaient à engager une procédure disciplinaire ou à soumettre une motion de défiance au conseil d’administration. Il est largement admis au sein du gouvernement et de la DAA qu’une telle démarche aurait très probablement conduit à une action en justice de la part de M. Jacobs.

Pour l’heure, M. Jacobs reste en poste et continue à exercer ses fonctions. La DAA n’a pas souhaité commenter les options proposées au conseil d’administration, et un représentant de M. Jacobs a également décliné toute déclaration. Même si un litige impliquerait des frais juridiques supplémentaires, la décision finale ne relèvera pas du domaine politique, mais d’une instance judiciaire.

L’approbation d’un paiement de 960 000 € à M. Jacobs, moins de trois ans après sa nomination pour un mandat de sept ans, serait susceptible de provoquer une vive réaction de l’opposition. Cette affaire survient à un moment délicat pour M. O’Brien, qui est considéré comme un potentiel successeur à la direction du parti Fianna Fáil, après les difficultés rencontrées lors de la récente campagne présidentielle.

L’accord de septembre nécessite également l’approbation du ministre des Dépenses publiques, Jack Chambers, qui n’a pas encore pris position publiquement sur ce conflit. Le conseil d’administration de la DAA doit se réunir vendredi, et M. Jacobs, en tant que membre de droit, devrait y assister.

Le désaccord entre le conseil d’administration et M. Jacobs fait suite à deux signalements confidentiels concernant le directeur général, ainsi qu’à des préoccupations soulevées par le conseil d’administration lors d’une enquête menée par un avocat sur des plaintes officielles. Bien que ces plaintes n’aient pas été retenues, le conseil d’administration a choisi de privilégier la médiation, dirigée par Kieran Mulvey, spécialiste des relations industrielles, plutôt que d’approfondir les autres sujets de préoccupation. La médiation était perçue comme une option moins coûteuse et moins risquée sur le plan juridique, et le conseil d’administration pensait qu’elle correspondait aux préférences du département de M. O’Brien.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.