Publié le 25 décembre 2025 à 05h16. Donald Trump continue de susciter la controverse, cette fois en imputant la responsabilité du meurtre du réalisateur Rob Reiner à un supposé « syndrome de dérangement de Trump », tout en réaffirmant ses ambitions et en intervenant dans les affaires politiques étrangères.
- Donald Trump accuse Rob Reiner d’être responsable de sa propre mort, invoquant un « syndrome de dérangement de Trump ».
- L’ancien président américain persiste dans ses affirmations concernant une supposée amélioration spectaculaire de la situation aux États-Unis sous son mandat.
- Trump revendique une influence décisive dans les récentes élections en Amérique latine, notamment au Honduras et au Chili.
La rhétorique incendiaire de Donald Trump ne faiblit pas. Après le meurtre du réalisateur Rob Reiner, connu pour ses critiques virulentes à l’égard de l’ancien président, Trump a adopté une position pour le moins choquante. Il a affirmé que Reiner était lui-même responsable de sa mort, en raison de la « colère » qu’il aurait suscitée chez d’autres par ses opinions anti-Trump. Il a évoqué un hypothétique « syndrome de dérangement de Trump » (TDS), une expression qu’il semble avoir forgée, pour expliquer cette réaction.
Dans une déclaration ultérieure, Trump a réitéré son opinion négative sur Reiner, le qualifiant de « mauvaise personne pour les États-Unis ». Ces propos interviennent alors que le réalisateur était un fervent défenseur de la démocratie américaine et avait publiquement dénoncé l’incompétence de Trump, allant jusqu’à le qualifier de « l’être humain le plus incompétent qui ait jamais occupé la présidence ».
L’ancien président a également tenu un discours où il a dressé un bilan élogieux de son mandat, affirmant avoir transformé les États-Unis en « le plus grand et le plus sexy pays du monde » en seulement onze mois. Ces déclarations, largement considérées comme déconnectées de la réalité, s’inscrivent dans une tendance à la construction d’une réalité alternative, caractéristique de son approche politique.
Trump s’est également vanté d’une influence déterminante dans les récentes élections en Amérique latine. Il a revendiqué un rôle clé dans la victoire de Luis Asfura au Honduras, en lui apportant son soutien et en intervenant dans le processus électoral. Il a également affirmé que son soutien à José Antonio Kast au Chili avait été décisif dans sa victoire. Il a répété un schéma similaire, proposant aide et financement aux candidats qu’il soutient.
Au-delà de ces interventions, Trump a continué de multiplier les affirmations audacieuses, allant de la promesse de résoudre le conflit russo-ukrainien en 24 heures à la revendication d’avoir mis fin à huit guerres en Afrique et en Asie, et même au conflit millénaire entre Juifs et Palestiniens. Il estime que ces réalisations devraient lui valoir le prix Nobel de la paix.
Ses détracteurs soulignent que cette accumulation de vantardises et de mensonges est typique de son comportement, caractérisé par une arrogance, une conviction d’être unique et une incapacité à accepter la responsabilité de ses actes. Ils le décrivent comme un narcissique sans limites dans l’expression de son amour-propre.
Concernant le Venezuela, Trump a tenu des propos particulièrement menaçants, affirmant que le pays était « complètement encerclé » par la marine américaine et exigeant la restitution de pétrole et de terres qu’il accuse le Venezuela d’avoir « volés » aux États-Unis. El Nacional rapporte que ces déclarations ont été perçues comme contre-productives, car elles renforcent le discours du gouvernement vénézuélien selon lequel les États-Unis cherchent à s’approprier les ressources naturelles du pays.
Ces propos suscitent un débat au sein de l’opposition vénézuélienne, notamment chez ceux qui voient en Trump un allié potentiel pour renverser le régime de Maduro. María Corina Machado, figure de proue de l’opposition, a notamment insisté sur la nécessité de « faire un pacte même avec le diable » pour parvenir à la démocratie. Cependant, certains observateurs soulignent qu’une transition démocratique ne doit pas être soumise à l’ingérence de puissances étrangères.
Enfin, un détail pour les habitués de la plume de l’ancien président : l’auteur de cet article note que Trump a récemment ordonné le retour à la police Times New Roman pour les documents officiels, estimant que la police Calibri était une source « woke ».