Publié le 2024-05-03 10:22:00. La saga « Predator », lancée en 1987 avec Arnold Schwarzenegger, s’enrichit d’un nouveau chapitre avec la sortie de « Predator : Badlands », un film qui explore une facette inédite de l’univers des Yautja sous l’égide de Disney après l’acquisition de 20th Century Fox.
- « Predator : Badlands » met en scène un jeune Yautja, Dek, en quête de reconnaissance auprès de son père.
- Le film se distingue par ses scènes d’action spectaculaires et ses effets spéciaux impressionnants, notamment la conception des créatures rencontrées par Dek.
- Le réalisateur Dan Trachtenberg, déjà à l’œuvre sur « Prey », propose une approche novatrice en faisant du Predator le personnage principal.
Après avoir prouvé sa capacité à respecter l’esprit des franchises établies avec « Alien : Romulus », Disney relance l’aventure « Predator » avec « Badlands ». Cette nouvelle itération, distribuée par 20th Century Studios (anciennement 20th Century Fox), suscite à la fois l’enthousiasme et la prudence chez les fans, conscients des revirements parfois décevants opérés par le studio avec ses licences phares.
L’intrigue de « Predator : Badlands » suit Dek, un jeune membre du clan Yautja, considéré comme trop faible par son père. Pour prouver sa valeur, il est envoyé sur la planète Genna afin de chasser le Kalisk, une créature particulièrement redoutable. Sur place, il croise la route de Thia, une synthétique de la société Weyland-Yutani, qui lui révèle que le véritable danger ne réside pas dans la faune locale.
Le film offre des séquences d’action intenses et des combats chorégraphiés avec brio par Vincent Bouillon, qui maintiennent le spectateur en haleine. Les effets spéciaux, particulièrement réussis, donnent vie à des créatures fascinantes et terrifiantes, transformant chaque apparition en un véritable spectacle visuel. Les angles de caméra utilisés pour filmer ces monstres accentuent leur impression de menace et d’imposance.
L’originalité de « Predator : Badlands » réside dans le choix de faire du Predator le protagoniste principal. Cette approche permet d’explorer les motivations et les caractéristiques de cette espèce extraterrestre de manière plus approfondie, tout en conservant les éléments qui font son charme : son sens de l’honneur, sa violence et ses stratégies de chasse. Cependant, ce changement de perspective pourrait déconcerter les fans de la première heure, habitués à voir les Yautja en tant qu’antagonistes.
Dimitrius Schuster-Koloamatangi livre une performance remarquable dans le rôle de Dek, parvenant à transmettre les émotions de son personnage malgré le maquillage et les effets spéciaux qui masquent une grande partie de son visage. Il apporte également une touche d’humour subtile, sans trahir l’essence de l’espèce Yautja. Elle Fanning, dans le rôle de Thia, apporte quant à elle un équilibre parfait à l’univers du film, avec son charisme et sa présence à l’écran.
Dan Trachtenberg, après le succès de « Prey », confirme son talent de réalisateur avec « Predator : Badlands ». Ce film ambitieux et prometteur laisse entrevoir un avenir radieux pour la franchise. Certains fans rêvent déjà d’un crossover entre « Predator » et « Alien », et Trachtenberg apparaît comme le candidat idéal pour mener à bien ce projet.
« Predator : Badlands » est actuellement disponible dans les salles de cinéma.