Téhéran s’inquiète de l’impact croissant de la présence afghane sur son territoire, notamment en matière de sécurité nationale. Un quotidien iranien met en garde contre les risques liés à une politique migratoire jugée trop laxiste, alors que la région est marquée par des tensions persistantes.
La sécurité nationale iranienne ne se limite pas à sa puissance militaire, mais englobe également la cohésion sociale, le contrôle des frontières et la gestion de la population, selon une analyse récente. Le journal souligne que l’approche actuelle de l’Iran envers les ressortissants étrangers constitue une vulnérabilité majeure, particulièrement négligée.
Les tensions régionales, exacerbées par les récents affrontements avec l’alliance américano-israélienne en juin dernier, ont mis en lumière cette fragilité. Le quotidien rapporte que certains migrants sans papiers ont été impliqués dans des activités de renseignement et de logistique au profit d’acteurs hostiles durant ce conflit de 12 jours, notamment dans des opérations impliquant des drones. Cette implication est perçue comme un signal d’alarme majeur.
Selon l’analyse, les personnes dépourvues de statut légal et d’intégration sociale sont plus susceptibles d’être exploitées par des éléments hostiles. « Les menaces peuvent émerger de faiblesses internes autant que de fronts militaires externes », est-il précisé.
Au-delà des préoccupations sécuritaires, l’afflux de ressortissants afghans exerce une pression supplémentaire sur les ressources limitées de l’Iran, notamment en ce qui concerne les subventions énergétiques, l’éducation et les services publics. Le journal appelle les décideurs politiques à adopter une politique migratoire claire, fondée sur le droit et axée sur les intérêts nationaux.
Cette politique devrait inclure, selon le quotidien, le rapatriement progressif et géré des migrants sans papiers, par le biais de négociations diplomatiques.
