Publié le 20 octobre 2025 à 16h13, mis à jour à 17h58. Une irruption inattendue lors d’une réunion du conseil municipal de Stavanger par des élèves et un représentant de l’association des parents d’élèves (FAU) a provoqué une vive réaction du maire et soulève des questions sur la légalité de l’action.
La tension monte à Stavanger concernant les coupes budgétaires prévues dans le secteur de l’éducation. Lundi après-midi, une trentaine à quarante élèves du lycée St. Svithun, accompagnés d’Andreas Høy Knutsen, représentant de la FAU, ont fait irruption dans une réunion du conseil municipal pour exprimer leur mécontentement.
L’action a été vivement critiquée par le maire Tormod Losnedal (H).
« Il est incroyablement inapproprié de s’emparer ainsi d’une institution démocratique telle que le conseil municipal. C’est contraire à la loi communale. »
Tormod Losnedal, maire de Stavanger
Il souligne que de telles actions ne sont pas tolérées et pourraient avoir des conséquences juridiques.
Selon Andreas Høy Knutsen, l’accueil réservé à la délégation scolaire a été décevant.
« Je pensais que nous serions chaleureusement accueillis à notre entrée. Les excellents étudiants font la fierté de Stavanger. Malheureusement, cela ne s’est pas produit. »
Andreas Høy Knutsen, représentant de la FAU de l’école St. Svithun
Il a prononcé un discours dénonçant les nouvelles réductions budgétaires.
La police a été alertée et se trouve en dialogue avec la direction municipale pour déterminer les suites à donner à cet incident. Dag Steinkopf, directeur des opérations du district de police de Sør-West, a confirmé l’intervention.
Anna Maria Oanes, présidente de la FAU, a pris ses distances avec l’initiative individuelle d’Andreas Høy Knutsen.
« C’est quelque chose qu’il fait de sa propre initiative. Nous ne le soutenons pas et ne l’approuvons pas. »
Anna Maria Oanes, présidente de la FAU
Elle a indiqué que le conseil d’administration de la FAU se réunirait pour discuter de la situation.
Du point de vue juridique, Ola Johan Settem, professeur de droit à l’Université de Stavanger, estime que l’action pourrait être illégale. Il évoque notamment des articles du Code pénal relatifs à la perturbation de l’ordre public et à l’atteinte au bon fonctionnement des institutions. Il fait référence à un précédent similaire en 2018, où un militant avait écopé d’une amende de 25 000 NOK (article de NRK sur une amende similaire).
Selon le professeur Settem, une amende de plusieurs dizaines de milliers de couronnes norvégiennes pourrait être envisagée, mais une évaluation plus approfondie de la situation est nécessaire.
Andreas Høy Knutsen, quant à lui, se déclare prêt à assumer les conséquences de son acte. Il a justifié son action en invoquant des principes moraux et religieux.
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