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Un transfert américain à Londres

by Clara Dubois

Publié le 15 octobre 2025 à 21h46. L’université de Californie à Berkeley encourage ses étudiants à s’ouvrir au monde grâce à des programmes d’études à l’étranger, une expérience transformatrice qui peut s’intégrer même aux parcours les plus chargés.

« Si je suis partisan de quelque chose, c’est de bouger. Aussi loin que vous le pouvez, autant que vous le pouvez. Traverser l’océan, ou simplement traverser la rivière. Dans la mesure où vous pouvez marcher à la place de quelqu’un d’autre ou au moins manger sa nourriture, c’est un plus pour tout le monde… », confiait Anthony Bourdain, un penseur que l’auteur de ces lignes admire particulièrement.

Londres, avec son mélange unique de béton, de pavés et de pluies soudaines, exerce un attrait particulier sur l’étudiant. Des bus rouges emblématiques aux souffleries d’air chaud s’échappant des monuments historiques comme Piccadilly, en passant par les rives de la Tamise, la ville offre une expérience sensorielle intense. Mais comment un étudiant, jonglant avec les contraintes de temps et de budget, peut-il s’offrir une telle aventure ?

L’université de Californie à Berkeley (Cal) propose une large gamme d’opportunités d’études à l’étranger, de l’autre côté de l’Atlantique jusqu’à l’Europe. Ces programmes permettent de combiner l’exploration d’un nouveau pays avec l’acquisition de crédits académiques.

Pour beaucoup d’étudiants, notamment ceux qui rejoignent Cal en cours de cursus, l’idée d’un séjour à l’étranger peut sembler inaccessible. Manque de temps, contraintes financières… les obstacles peuvent sembler insurmontables. Pourtant, comme le témoigne un étudiant transféré, l’expérience en vaut largement l’effort. Cal propose de nombreuses solutions pour rendre ces voyages possibles, même pour les étudiants les plus occupés.

L’auteur a opté pour un programme d’été, une solution plus courte, moins coûteuse et moins intensive qu’un semestre. « C’est un peu un compromis, car certains recherchent une immersion plus longue, mais mon temps à Berkeley est limité et je veux en profiter au maximum », explique-t-il.

Le choix du lieu s’est naturellement porté sur Londres, en raison de sa pertinence pour ses études en anglais. Le programme “Literary Imagination” lui a permis de valider six crédits tout en explorant la richesse de la culture britannique. Il est également possible d’adapter ces programmes à d’autres filières et de les utiliser pour répondre à différentes exigences académiques. Il est conseillé de consulter un conseiller pédagogique pour déterminer la meilleure option.

Des étudiants debout devant une balustrade donnant sur une rivière à Tower Bridge à Londres.

L’auteur (à l’extrême droite) et des amis près du Tower Bridge.

La préparation d’un voyage à l’étranger peut être intimidante, mais de nombreuses ressources sont disponibles sur le campus (informations complémentaires ici) pour aider les étudiants à organiser leur séjour. Voyager léger est essentiel, surtout si le logement est équipé d’une laverie. Il est également important de se renseigner sur le climat et de prévoir des vêtements adaptés.

Le budget est un autre aspect crucial. L’université propose des conseils en matière de planification financière. L’auteur a choisi de se concentrer sur certains aspects de son voyage, comme les restaurants, et de prévoir un budget spécifique pour ces expériences. Il a également privilégié les repas simples et les courses pour réduire les coûts. Les excursions en dehors de Londres sont possibles, mais il est conseillé de les planifier à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs.

Le métro londonien.

Se déplacer à Londres est facile grâce à son réseau de transports en commun. Le métro est particulièrement pratique, et les bus sont généralement fiables. Le programme d’études offrait un laissez-passer illimité pour les zones 1 et 2, couvrant une grande partie de la ville.

L’engagement des responsables du programme a été un atout majeur. Grâce à leurs conseils et recommandations, l’auteur a pu découvrir de nouveaux lieux et participer à des activités enrichissantes. Le programme “Londres et l’Imagination Littéraire” a exploré la littérature et l’art d’après-guerre, et la manière dont la société, traumatisée, a exprimé ses émotions à travers des formes artistiques innovantes. Les cours étaient légers et l’accent était mis sur l’expérience directe de la ville et la relation entre les lieux, l’histoire et la littérature.

La cour de la maison du moine de Virginia Woolf.

Au-delà des sites touristiques emblématiques, Londres regorge de quartiers animés et de marchés pittoresques. Camden Town, Brick Lane, Chinatown… chaque quartier a sa propre identité. L’auteur souligne l’importance de se perdre dans les ruelles et de découvrir les trésors cachés de la ville.

« Marchez. N’importe où. Prenez le bus pendant vingt minutes dans n’importe quelle direction, le métro aussi longtemps que vous pouvez supporter la chaleur, et bougez dans le sens du vent. Trouvez un restaurant, un jardin, un pub, un endroit que vous ne reverrez jamais et asseyez-vous dans son air vinaigré. Les habitants de Londres sont – comme la plupart des gens partout ailleurs – adorables. »

Le Musée Impérial de la Guerre.

En conclusion, l’auteur encourage les étudiants à saisir les opportunités d’études à l’étranger. « Trouvez un endroit, vivez-y, ne serait-ce que pour un mois, et plongez-vous dans des coins et des communautés du monde que vous ne connaissez pas encore. »

Vue depuis l’intérieur du Globe Theatre, le théâtre principal de Shakespeare à Londres.

Ye Olde Cheshire Cheese, situé sur Fleet Street.

Vincent Vidana, promotion 2026, spécialisé en anglais et en rhétorique. Photos de Calvin San.

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