Publié le 9 janvier 2026 à 15h53. Malgré une puissance militaire affaiblie, la Russie continue de représenter une menace pour l’Europe, mais une victoire conventionnelle face à une Union européenne unie semble improbable, selon une analyse qui nuance les craintes d’une escalade rapide.
- La Russie a subi des pertes considérables en hommes et en matériel depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en 2022.
- Les alliés de la Russie, comme la Syrie, l’Iran et le Venezuela, n’ont pas pu compter sur son soutien militaire en cas de besoin.
- Une guerre entre la Russie et l’UE serait très différente du conflit en Ukraine, avec une supériorité aérienne européenne décisive.
La menace russe, bien que réelle, est souvent surestimée. Ces dernières années, Moscou a démontré une volonté de ne plus respecter l’ordre mondial basé sur les traités internationaux et les Nations Unies, attaquant des pays voisins sous prétexte de revendications territoriales. Une attitude que l’auteur de cet article, David Michels, juge inacceptable, tout en reconnaissant ne pas être un expert en géopolitique.
La Russie considère désormais les États baltes comme faisant partie de son territoire, comme l’a affirmé Dmitri Medvedev, un haut responsable russe, selon Euronews. Un signal qui doit être pris au sérieux, au vu des précédents en Ukraine, en Géorgie et en Biélorussie. L’inquiétude grandit quant à la possibilité d’une nouvelle guerre, potentiellement avant même la résolution du conflit ukrainien.
Cependant, l’analyse de Michels est sans complaisance : la Russie est loin d’être en position de force. L’invasion de l’Ukraine, lancée en 2022 avec l’espoir d’une victoire rapide, s’est transformée en un conflit prolongé et coûteux. La BBC rapporte que les pertes russes en équipement et en vies humaines sont sans précédent. Plus de 10 000 chars, des dizaines de milliers de systèmes d’artillerie et des centaines d’avions ont été détruits ou endommagés.
La production d’armement russe, bien qu’en augmentation, peine à compenser ces pertes et la qualité du matériel de remplacement est remise en question. Les alliés de la Russie, Syrie, Iran et Venezuela, ont démontré leur incapacité à compter sur un soutien militaire russe en cas de besoin. Les systèmes de défense anti-aérienne russes, censés protéger ces pays, se sont avérés inefficaces, comme le souligne Defence Blog, notamment lors des tentatives de l’Iran de se défendre contre des attaques.
Une guerre entre la Russie et l’Union européenne serait fondamentalement différente du conflit en Ukraine. L’UE dispose d’une supériorité aérienne significative, avec des avions de combat modernes et des missiles sol-air capables d’intercepter les appareils russes à longue distance. Cette supériorité permettrait à l’UE de mener des bombardements précis sur les lignes d’approvisionnement et les positions russes, facilitant une avancée terrestre rapide. L’UE, avec une population quatre fois supérieure à celle de la Russie et un arsenal militaire conséquent, dispose également d’une puissance économique considérable.
L’auteur souligne que la Russie ne pourrait réaliser des gains territoriaux significatifs qu’en lançant une attaque surprise et en déployant rapidement des forces importantes dans les États baltes. Cependant, une telle opération serait difficile à dissimuler à l’heure actuelle, permettant à l’UE de se préparer et de renforcer ses défenses. La clé de la réussite de l’UE réside dans son unité et sa capacité à faire preuve de leadership.
Michels exprime son inquiétude quant à la division potentielle au sein de l’UE, citant des pays comme la Hongrie et la Serbie. Il note cependant des signes encourageants de convergence ces dernières semaines, avec une critique plus affirmée des actions américaines et la signature d’un traité entre la France, le Royaume-Uni et l’Ukraine prévoyant l’envoi de troupes de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu.
En conclusion, l’auteur reste convaincu que l’UE finira par se rassembler face à la menace russe, car la plupart des gens sont naturellement enclins à défendre la justice et à s’opposer à l’agression.