Home SantéUne deuxième femme dit avoir été agressée sexuellement par un médecin de Philadelphie accusé de viol

Une deuxième femme dit avoir été agressée sexuellement par un médecin de Philadelphie accusé de viol

by Sophie Martin

Publié le 5 décembre 2025 à 16h03. Un deuxième témoignage d’abus sexuels a été déposé contre le Dr John Smyth Michel, directeur médical du centre Excel de Philadelphie, déjà accusé de viol par une patiente. Cette nouvelle plainte, déposée par une ancienne employée, révèle un schéma présumé de comportement inapproprié.

  • Une ancienne assistante médicale accuse le Dr Michel de l’avoir touchée de manière inappropriée à plusieurs reprises entre 2015 et 2019.
  • Les procureurs cherchent à utiliser ces nouvelles accusations comme preuve supplémentaire dans l’affaire de viol en cours.
  • Le centre médical Excel, fondé par le Dr Michel, fermera ses portes le 1er décembre.

Une deuxième femme a accusé le Dr John Smyth Michel, directeur médical et propriétaire du centre médical Excel, d’abus sexuels. L’ancienne employée affirme que le Dr Michel l’a touchée de manière inappropriée alors qu’elle travaillait pour lui entre 2015 et 2019, selon un dossier judiciaire récemment déposé par le bureau du procureur du district de Philadelphie.

Cette nouvelle accusation intervient alors que le Dr Michel est déjà confronté à des accusations de viol et d’agression sexuelle portées plus tôt cette année par une patiente, qui affirme avoir été agressée lors d’une consultation en octobre 2024. Les procureurs avaient alors accusé le Dr Michel d’avoir eu des relations sexuelles avec la patiente, mais il a affirmé que ces relations étaient consenties, comme le montrent les documents judiciaires et les dossiers de licences de l’État.

L’ancienne employée, qui travaillait comme assistante médicale dans les bureaux du Dr Michel à East Mount Airy et Germantown, a déclaré aux forces de l’ordre que le Dr Michel lui avait touché les seins par-dessus ses vêtements à plusieurs reprises à partir de 2018. Elle affirme également qu’il avait touché son vagin par-dessus ses vêtements avant qu’elle ne quitte son emploi en 2019.

Pour l’instant, ces nouvelles accusations n’ont pas conduit à de nouvelles charges, mais l’enquête se poursuit, a déclaré Marisa Palmer, porte-parole du bureau du procureur. Les procureurs souhaitent présenter ces accusations d’attouchements comme preuve pour étayer leur dossier d’agression sexuelle contre le Dr Michel, en l’absence de témoins directs du viol présumé.

Dans une requête judiciaire datée du 24 novembre, le procureur adjoint Eamon Kenny a écrit : « Les incidents révèlent un schéma, une stratégie ou un dessein de la part de l’accusé visant à se livrer à un comportement sexuel illégal et non consensuel avec des femmes vulnérables dans ses cabinets médicaux. » Le juge chargé de l’affaire pénale doit maintenant décider s’il autorisera la présentation de ces accusations devant le jury lors du procès.

Le Dr Michel, âgé de 55 ans et originaire de Jenkintown, n’a pas répondu aux appels téléphoniques et aux courriels de The Inquirer cette semaine. Son avocat, Andrew Gay Jr., a refusé de faire un commentaire mercredi.

Le centre médical Excel, fondé par le Dr Michel, s’est étendu à plus d’une douzaine de cliniques dans toute la ville, comptant environ 20 000 patients et 200 employés. Le mois dernier, le directeur général d’Excel a annoncé la fermeture du cabinet à compter du 1er décembre dans une lettre adressée aux patients, exprimant sa gratitude pour la confiance accordée. Une employée du siège d’Excel à West Mount Airy a confirmé jeudi que le cabinet n’accepte plus de nouveaux patients en prévision de la fermeture, tout en laissant entendre qu’une reprise des activités pourrait être envisagée après la nouvelle année. L’avocat du Dr Michel n’a pas souhaité commenter le statut du cabinet.

En juin, le Conseil d’État de médecine ostéopathique, l’organisme de réglementation des médecins ostéopathes comme le Dr Michel, a suspendu son permis d’exercer pour avoir eu des relations sexuelles avec une patiente, une violation des réglementations de l’État. Le Dr Michel s’était excusé auprès du conseil, reconnaissant avoir « franchi une limite professionnelle » et exprimant ses « profonds regrets ». Sa suspension de six mois doit prendre fin le 11 décembre, suivie d’une période de probation de 18 mois et d’une amende de 4 000 $ (environ 3 700 €). Une condamnation dans l’affaire pénale pourrait entraîner la perte définitive de sa licence.

Le département d’État de Pennsylvanie a déclaré dans un communiqué envoyé par courriel jeudi qu’il continuait de surveiller de près les accusations criminelles portées contre le Dr Michel et d’examiner son respect des termes de l’accord de consentement.

L’ancienne employée a raconté aux enquêteurs que le Dr Michel s’était approché d’elle par derrière pour « saisir sa poitrine par-dessus sa chemise ». Elle a été prise au dépourvu et « détestait cette sensation », mais craignait de perdre son emploi et n’a rien dit. À une autre occasion, il aurait simultanément touché ses seins et son vagin par-dessus ses vêtements. Elle s’est retournée et lui a crié d’arrêter, selon la requête judiciaire. Il aurait répondu : « Tu sais que tu le veux et tu sais que tu l’aimes. » Elle a continué à travailler par nécessité financière, en parlant de la maltraitance à ses collègues qui l’ont aidée à l’éviter. Elle a finalement démissionné en 2019 après avoir trouvé un autre emploi. Ils n’ont eu aucun contact jusqu’à ce qu’il lui envoie un message texte cette année. Lorsqu’elle lui a demandé pourquoi il la contactait après tant de temps, il a répondu de manière évasive, selon les déclarations de l’ancienne assistante médicale aux procureurs. Elle a alors répondu en lui expliquant ce qu’elle ressentait à propos de ses abus, des pensées qui la traumatisaient encore.

Chris Palmer, rédacteur à The Inquirer, a contribué à cet article.

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