Home SantéUne dose unique de vaccin contre le VPH offre une protection élevée contre les souches 16 et 18

Une dose unique de vaccin contre le VPH offre une protection élevée contre les souches 16 et 18

by Sophie Martin

Mis à jour le 12 décembre 2025 à 11h29. Une étude récente suggère qu’une seule dose de vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) pourrait offrir une protection aussi efficace que le schéma vaccinal actuel en deux doses, une avancée potentielle pour améliorer la couverture vaccinale à l’échelle mondiale.

  • Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine démontre qu’une seule dose de vaccin contre le VPH offre une protection d’environ 97 % contre les souches 16 et 18, les plus oncogènes.
  • Cette découverte pourrait simplifier les campagnes de vaccination, en particulier dans les pays à faible revenu où l’accès à plusieurs doses peut être limité.
  • La Roumanie a récemment rendu la vaccination anti-VPH plus accessible, en finançant intégralement le vaccin pour les 11-26 ans et partiellement pour les femmes de 27 à 45 ans.

Le virus du papillome humain (VPH), un virus très courant transmis principalement par voie sexuelle, est souvent asymptomatique. Cependant, certaines souches peuvent provoquer des verrues génitales ou des lésions précancéreuses qui, si elles ne sont pas traitées, peuvent évoluer vers un cancer, notamment le cancer du col de l’utérus. Plus de 100 souches de VPH existent, dont 14 sont considérées à haut risque, les plus préoccupantes étant les souches 16 et 18.

Une nouvelle analyse, publiée dans le New England Journal of Medicine, remet en question les protocoles de vaccination actuels. L’étude, menée par l’Institut national du cancer des États-Unis en collaboration avec l’Agence costaricienne pour la recherche biomédicale, a suivi près de 20 000 filles âgées de 12 à 16 ans. Les participantes ont été réparties aléatoirement en deux groupes : un groupe recevant une seule dose de vaccin bivalent ou nonavalent contre le VPH, et un groupe témoin recevant un vaccin pédiatrique sans rapport avec le VPH. La moitié des filles du premier groupe ont reçu une deuxième dose six mois plus tard. Pendant cinq ans, toutes les participantes ont bénéficié d’un suivi gynécologique régulier, axé sur la détection des souches d’HPV les plus oncogènes.

Les résultats de l’étude sont encourageants : une seule dose de vaccin contre le VPH a démontré une efficacité d’environ 97 % contre les souches 16 et 18, un niveau de protection comparable à celui obtenu avec le schéma vaccinal standard en deux doses. L’analyse statistique n’a révélé aucune différence significative entre les deux approches, et les deux types de vaccins se sont avérés sûrs, sans effets secondaires notables signalés pendant la période de suivi.

Cette simplification potentielle du calendrier vaccinal pourrait avoir un impact significatif, en particulier dans les pays à faible revenu où l’accès aux soins de santé est limité. En réduisant les coûts et en facilitant l’administration, une stratégie à dose unique pourrait augmenter considérablement la couverture vaccinale et protéger davantage de filles et de jeunes femmes contre le cancer du col de l’utérus et d’autres cancers liés au VPH. Les chercheurs soulignent toutefois la nécessité d’une surveillance à long terme pour évaluer la durabilité de la protection conférée par une seule dose.

En Union européenne, les recommandations en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus ont été mises à jour en décembre 2022, privilégiant le dépistage du VPH chez les femmes de 30 à 65 ans tous les cinq ans, en complément de la vaccination des jeunes filles. Le test HPV est considéré comme plus précis que la cytologie pour évaluer le risque de cancer.

En Roumanie, la vaccination anti-VPH est devenue plus accessible depuis le 1er octobre 2025. Les assurés de 11 à 26 ans bénéficient d’une prise en charge intégrale du vaccin, tandis que les femmes de 27 à 45 ans bénéficient d’une prise en charge partielle (50 %). Le vaccin est disponible en pharmacie sur ordonnance et administré par des professionnels de santé qualifiés.

Article rédigé avec l’aide de l’IA, vérifié et édité par l’équipe de rédaction de Guard Report, composée de spécialistes du domaine médical.

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