Home NouvellesUne écolière victime d’un viol collectif à Kanpur ; YouTuber arrêté, à la recherche d’un flic

Une écolière victime d’un viol collectif à Kanpur ; YouTuber arrêté, à la recherche d’un flic

by Nicolas Lefèvre

Publié le 8 janvier 2026 à 07h10 (heure locale). Un YouTuber et un sous-inspecteur de police sont impliqués dans l’enlèvement et le viol collectif présumé d’une adolescente de 14 ans à Kanpur, en Inde, déclenchant une enquête interne et des sanctions administratives au sein des forces de l’ordre.

  • Un YouTuber a été arrêté et un sous-inspecteur est en fuite dans cette affaire.
  • Le commissaire de police a destitué un commissaire adjoint et suspendu le chef du poste de police de Sachendi.
  • La victime, une jeune fille ayant quitté l’école, a été agressée sexuellement pendant près de deux heures avant d’être abandonnée près de son domicile.

L’affaire a éclaté mercredi 7 janvier 2026, suscitant l’indignation et des accusations de dissimulation de la part de la famille de la victime. Selon la police, la jeune fille, qui avait abandonné l’école en classe de 7ème, a été enlevée lundi soir vers 22 heures alors qu’elle se trouvait dans le quartier de Sachendi à Kanpur. Elle aurait été forcée à bord d’un Mahindra Scorpio avant d’être emmenée dans un lieu isolé près d’une voie ferrée.

Là, elle aurait été victime d’agressions sexuelles pendant près de deux heures avant d’être abandonnée, inconsciente, devant sa maison. La police a rapidement ouvert une enquête et a identifié deux suspects : le sous-inspecteur Amit Kumar Maurya et le YouTuber Shivbaran Yadav. Yadav a été interpellé, tandis qu’une équipe de quatre personnes a été déployée pour retrouver Maurya, qui est actuellement en fuite.

Le véhicule utilisé pour l’enlèvement, un SUV appartenant à Maurya, a été saisi par les autorités. L’enquête a révélé que le sous-inspecteur était présent dans le quartier de Sachendi au moment des faits, bien qu’il soit affecté au poste de police de Bithoor. Cette présence soulève des questions sur son rôle exact dans l’affaire.

La famille de la victime accuse la police locale d’avoir tenté de minimiser l’affaire, affirmant qu’elle avait initialement rencontré des difficultés à signaler l’implication potentielle d’un policier. Le frère de la jeune fille a déclaré que les forces de l’ordre avaient confisqué son téléphone portable et l’avaient empêché de rentrer chez lui jusqu’à ce que sa déclaration soit enregistrée auprès du tribunal.

Face à ces accusations et aux manquements constatés, le commissaire de police Raghubir Lal a pris des mesures disciplinaires. Le commissaire adjoint de police (Ouest), Dinesh Chandra Tripathi, a été démis de ses fonctions, et le chef du poste de police de Sachendi, Vikram Singh, a été suspendu. Vikram Singh est accusé de ne pas avoir invoqué la loi sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles (POCSO) dès le début de l’enquête et d’avoir déformé les faits dans les rapports officiels.

Deenanath Mishra a été nommé à la tête du poste de police de Sachendi, et l’enquête a été confiée au DCP supplémentaire (Ouest), Kapil Dev Singh.

L’affaire a provoqué une vive réaction politique. L’ancienne députée du CPI(M), Subhashini Ali, a rencontré le commissaire de police pour dénoncer « l’impunité généralisée » dont bénéficient les auteurs de crimes contre les femmes dans l’État.

« L’enquête est menée en toute transparence et des mesures strictes seront prises contre tous les coupables. »

Raghubir Lal, commissaire de police

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