Home Des sportsUne enquête révèle que la routarde allemande Simone Strobel a été tuée par homicide – mais ne peut pas dire qui était l’agresseur | Criminalité – Australie

Une enquête révèle que la routarde allemande Simone Strobel a été tuée par homicide – mais ne peut pas dire qui était l’agresseur | Criminalité – Australie

by Camille Renault

Publié le 26 octobre 2023. L’enquête sur la mort de la routarde allemande Simone Strobel, retrouvée morte en Australie en 2005, a conclu à un homicide sans pouvoir identifier l’auteur ou les auteurs. De nouvelles analyses ADN sont recommandées.

  • L’enquête a conclu que Simone Strobel est décédée des suites d’un homicide, mais n’a pas pu déterminer l’identité de son ou ses meurtriers.
  • Le coroner a écarté les conclusions antérieures pointant du doigt des membres du groupe de voyage de Strobel.
  • La police est invitée à approfondir l’analyse de deux échantillons ADN non identifiés.

Plus de 18 ans après sa disparition, le mystère entourant la mort de Simone Strobel, une jeune Allemande de 25 ans, reste entier. Une nouvelle enquête, rouverte en 2019, a abouti à la conclusion que la jeune femme a été victime d’un homicide, mais sans pouvoir désigner le ou les responsables. La coroner de Nouvelle-Galles du Sud, Teresa O’Sullivan, a rendu ses conclusions jeudi, mettant fin à une longue et douloureuse attente pour la famille de la victime.

Le corps de Simone Strobel avait été découvert le 12 février 2005, caché sous des feuilles de palmier sur un terrain de sport à Lismore, dans le nord de l’État de Nouvelle-Galles du Sud. Elle avait été vue pour la dernière fois six jours auparavant, le 11 février, dans un parc de caravanes où elle séjournait avec son petit ami, Tobias Moran, et d’autres routards.

L’enquête initiale, menée en 2007, avait soulevé de « très forts soupçons » concernant l’implication de membres du groupe de voyage de Strobel dans sa mort. Cependant, Teresa O’Sullivan a rejeté cette conclusion, estimant qu’elle n’était plus possible au regard des modifications législatives apportées à la Loi sur les coroners en 2009. Ces changements interdisent désormais au coroner de conclure qu’une infraction a été commise par une personne spécifique.

L’affaire avait connu un rebondissement en 2022 avec l’inculpation de Tobias Moran pour meurtre. Les accusations ont ensuite été retirées, et Moran a reçu une indemnité de 190 000 $ (environ 130 000 €) pour frais de justice. Il a toujours clamé son innocence.

Lors de la nouvelle enquête, le tribunal a appris que les mensonges présumés de Tobias Moran lors de l’enquête initiale avaient été pris très au sérieux par la police. Cependant, le coroner n’a pas pu établir avec certitude que ces mensonges étaient liés à une conscience de culpabilité concernant le meurtre de Simone Strobel.

« Je ne peux pas être satisfaite, selon la prépondérance des probabilités, que ces mensonges étaient dus à une conscience de culpabilité liée au meurtre de Simone »

Teresa O’Sullivan, coroner de l’État de Nouvelle-Galles du Sud

Teresa O’Sullivan a estimé qu’il était difficile de reconstituer les événements survenus après que Simone Strobel ait quitté le groupe vers 23h20, suite à une dispute. Des témoins l’ont aperçue pour la dernière fois vers 23h55 alors qu’elle traversait un rond-point. Plusieurs personnes ont également rapporté avoir entendu des cris au moment de sa disparition.

Le coroner n’a pas été en mesure de déterminer la cause exacte du décès de Simone Strobel, contrairement à la conclusion de l’enquête de 2007 qui évoquait un étouffement avec un oreiller ou un sac en plastique. Ni les pathologistes australiens, ni leurs homologues allemands n’ont pu confirmer cette hypothèse.

« Je ne suis pas en mesure de déterminer la cause de la mort de Simone »

Teresa O’Sullivan, coroner de l’État de Nouvelle-Galles du Sud

Malgré l’absence de progrès significatifs dans l’identification des auteurs, la coroner a recommandé à l’équipe des homicides non résolus de la police de Nouvelle-Galles du Sud de procéder à des tests supplémentaires sur deux échantillons ADN non identifiés : un cheveu retrouvé sur la clôture du terrain de pétanque et de l’ADN masculin prélevé sur un haut noir appartenant à Strobel. L’objectif est de déterminer si des correspondances peuvent être trouvées à l’avenir.

L’affaire Strobel, qui a suscité une vive émotion en Allemagne et en Australie, reste non résolue malgré la mise en place d’une cellule d’enquête spéciale et l’offre d’une récompense d’un million de dollars australiens (environ 650 000 €) pour toute information permettant d’identifier les coupables. Teresa O’Sullivan a exprimé sa compassion à la famille de Simone Strobel, reconnaissant la douleur et le traumatisme liés à la perte d’un être cher dans de telles circonstances.

« J’exprime mes plus sincères condoléances et souhaite que la famille Strobel sache un jour la vérité sur ce qui est arrivé à Simone. »

Teresa O’Sullivan, coroner de l’État de Nouvelle-Galles du Sud

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