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Une étude australienne révèle pourquoi les antidépresseurs standards échouent chez de nombreux patients_Xinhua

Publié le 16 janvier 2024. Une nouvelle étude australienne révèle l'existence d'une forme atypique de dépression, distincte sur le plan clinique, qui pourrait expliquer l'inefficacité fréquente des antidépresseurs classiques et ouvrir la voie à des traitements plus personnalisés.…

Publié le 16 janvier 2024. Une nouvelle étude australienne révèle l’existence d’une forme atypique de dépression, distincte sur le plan clinique, qui pourrait expliquer l’inefficacité fréquente des antidépresseurs classiques et ouvrir la voie à des traitements plus personnalisés.

  • Près d’un patient sur cinq souffrant de dépression ne répond pas aux antidépresseurs habituels (ISRS et SNRI).
  • Ce sous-type de dépression atypique est souvent associé à d’autres problèmes de santé, tels que le diabète.
  • Les chercheurs suggèrent que des facteurs biologiques autres que la chimie cérébrale, comme un dérèglement de l’horloge biologique, pourraient être en cause.

Des chercheurs du Brain and Mind Center de l’Université de Sydney ont identifié ce sous-type de dépression après avoir analysé les données de près de 15 000 Australiens. L’étude, publiée dans la revue Biological Psychiatry, met en évidence des différences significatives entre ce groupe de patients et ceux qui répondent bien aux traitements traditionnels.

Contrairement à la dépression classique, qui est souvent traitée par des antidépresseurs ciblant les neurotransmetteurs cérébraux (ISRS et SNRI – Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine et Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline), cette forme atypique semble moins sensible à ces médicaments. Les résultats suggèrent que d’autres mécanismes biologiques, notamment un dérèglement de l’horloge circadienne, pourraient jouer un rôle prépondérant.

L’étude révèle également que les personnes atteintes de cette dépression atypique sont plus susceptibles de subir des effets secondaires indésirables liés aux antidépresseurs courants, comme la prise de poids. Les chercheurs ont constaté des liens entre ce sous-type et des prédispositions génétiques accrues concernant des marqueurs métaboliques, immunitaires, inflammatoires et liés à l’horloge biologique.

« Cette approche personnalisée permettrait aux gens d’obtenir de l’aide plus tôt et d’éviter des essais de médicaments inefficaces et prolongés qui pourraient provoquer des effets secondaires pouvant être pénibles. »

Mirim Shin, chercheur au Brain and Mind Center

Selon le professeur Ian Hickie, co-directeur du centre, cette recherche souligne un problème persistant : de nombreuses personnes, en particulier les femmes, ne bénéficient pas d’un traitement efficace dès leur première consultation. Il insiste sur la nécessité d’une approche plus précise, basée sur la biologie individuelle de chaque patient.

« Cette recherche plaide en faveur d’un traitement plus précis pour les individus, basé sur leur biologie, comme outil essentiel pour lutter contre les taux croissants de dépression. »

Ian Hickie, professeur et co-directeur du Brain and Mind Center

Ces découvertes pourraient conduire à l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques, plus adaptées aux besoins spécifiques de chaque patient souffrant de dépression.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.