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Une étude montre que péter pourrait réduire le risque de maladie d’Alzheimer

Publié le 04 janvier 2026 à 17h05. Des recherches récentes suggèrent que les flatulences, souvent considérées comme un tabou social, pourraient en réalité jouer un rôle protecteur contre la maladie d'Alzheimer grâce à la présence de sulfure d'hydrogène.…

Une étude montre que péter pourrait réduire le risque de maladie d’Alzheimer

Publié le 04 janvier 2026 à 17h05. Des recherches récentes suggèrent que les flatulences, souvent considérées comme un tabou social, pourraient en réalité jouer un rôle protecteur contre la maladie d’Alzheimer grâce à la présence de sulfure d’hydrogène.

  • Une étude menée sur des souris a révélé que le sulfure d’hydrogène, composant odorant des gaz intestinaux, pourrait protéger les cellules cérébrales contre la dégénérescence associée à la maladie d’Alzheimer.
  • Les chercheurs ont observé que le sulfure d’hydrogène influence une enzyme clé, la glycogène synthase β (GSK3β), et pourrait ainsi prévenir l’accumulation de protéines tau, un marqueur de la maladie d’Alzheimer.
  • Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de traitements innovants contre les maladies neurodégénératives.

Longtemps perçues comme une simple fonction corporelle embarrassante, les flatulences pourraient receler des bienfaits insoupçonnés pour la santé. Au-delà de la réduction de la pression intestinale et de l’indication d’un métabolisme sain, les gaz produits par notre organisme pourraient avoir un impact positif sur le cerveau.

Une équipe de chercheurs s’est particulièrement intéressée au sulfure d’hydrogène (H₂S), un gaz au parfum caractéristique d’œuf pourri, présent dans les flatulences. Des études préliminaires suggèrent que ce composé pourrait protéger les cellules nerveuses et même réduire le risque de maladie d’Alzheimer.

L’étude, menée sur des souris génétiquement modifiées pour présenter des symptômes similaires à ceux de la maladie d’Alzheimer humaine, a consisté à administrer aux animaux une injection d’un composé libérant lentement du sulfure d’hydrogène, appelé NaGYY, pendant douze semaines. Les résultats ont été frappants : les souris traitées ont présenté une amélioration de leurs capacités cognitives et motrices jusqu’à 50 % par rapport au groupe témoin.

Les chercheurs ont constaté que les souris traitées étaient non seulement plus actives physiquement, mais semblaient également mieux se souvenir de l’emplacement des sorties de labyrinthes. Ces observations suggèrent que le sulfure d’hydrogène pourrait inverser certains des effets comportementaux de la maladie d’Alzheimer.

Au niveau moléculaire, les chercheurs ont découvert que le sulfure d’hydrogène agit sur l’enzyme glycogène synthase β (GSK3β). En présence de concentrations saines de sulfure d’hydrogène, GSK3β fonctionne normalement, signalant à d’autres protéines de modifier leur activité. Cependant, en l’absence de ce gaz, GSK3β a tendance à se lier à une autre protéine cérébrale, la protéine tau. Cette interaction provoque l’enchevêtrement et l’accumulation de la protéine tau dans les cellules nerveuses, un processus clé dans la progression de la maladie d’Alzheimer.

En empêchant cette interaction, le sulfure d’hydrogène pourrait donc protéger les cellules nerveuses et ralentir la progression de la maladie.

Selon le professeur Matt Whiteman, de la faculté de médecine de l’Université d’Exeter et co-auteur de l’étude, ces résultats sont prometteurs :

« En corrigeant les niveaux de sulfure d’hydrogène dans le cerveau, nous pourrions réussir à inverser certains aspects de la maladie d’Alzheimer. »

Matt Whiteman, professeur à la faculté de médecine de l’Université d’Exeter

Les chercheurs prévoient désormais d’approfondir leurs recherches pour mieux comprendre les interactions entre le sulfure d’hydrogène, GSK3β et d’autres protéines impliquées dans la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer, dans différents systèmes cellulaires et organiques. Ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour lutter contre cette maladie neurodégénérative invalidante. Vous pouvez consulter l’étude de la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins pour plus d’informations. De même, Uniladtech.com a couvert cette recherche.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.