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Une femme condamnée à 10 ans de prison pour avoir commenté sur WhatsApp le gouvernement de Maduro

Publié le 16 octobre 2025 à 13h24. Une femme vénézuélienne a été condamnée à dix ans de prison pour des propos tenus en privé sur WhatsApp, une sentence dénoncée par sa famille comme disproportionnée et injuste. Verónica Andreina…

Une femme condamnée à 10 ans de prison pour avoir commenté sur WhatsApp le gouvernement de Maduro

Publié le 16 octobre 2025 à 13h24. Une femme vénézuélienne a été condamnée à dix ans de prison pour des propos tenus en privé sur WhatsApp, une sentence dénoncée par sa famille comme disproportionnée et injuste.

  • Verónica Andreina Rojas Soto, 44 ans, a été incarcérée pour « incitation à la haine » suite à un commentaire sur le gouvernement de Nicolás Maduro.
  • Sa fille, Karelys Rojas, vivant au Portugal, appelle à un réexamen de l’affaire.
  • La famille craint pour la santé de Verónica Rojas, qui souffre de problèmes circulatoires.

Une conversation privée sur l’application de messagerie WhatsApp a conduit Verónica Andreina Rojas Soto à une peine de dix ans d’emprisonnement. La femme de 44 ans a été reconnue coupable d’« incitation à la haine » par un tribunal vénézuélien, selon le journal El Tequeño. Elle a été transférée au Centre pénitentiaire pour femmes de Los Teques.

L’arrestation de Mme Rojas remonte à trois mois, suite à ce commentaire échangé avec un ami, qui a également été brièvement détenu avant d’être relâché. Contrairement à son interlocuteur, Verónica Rojas n’a pas bénéficié de cette clémence.

Sa fille, Karelys Rojas, résidant actuellement au Portugal, s’élève contre cette condamnation qu’elle juge inéquitable.

« Ma mère est une femme au foyer, dévouée à son mari et à ma sœur cadette de 15 ans. Elle ne représente aucun danger pour la société. Elle n’a exprimé qu’une opinion en privé. »

Karelys Rojas, fille de la détenue

La famille Rojas s’inquiète également pour la santé de Verónica, qui souffre de problèmes circulatoires préexistants, lesquels pourraient être aggravés par les conditions de détention. Ils considèrent la peine prononcée comme excessivement sévère au regard de la nature de l’infraction.

Un voyage familial prévu en juillet dernier, avec pour destination le Portugal afin de retrouver Karelys, a été annulé suite à l’arrestation de Verónica Andreina Rojas Soto. La famille continue de réclamer une révision de la sentence.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.