Home SantéÉvaluation des difficultés de Char en début de saison : même pour de tels génies, cela peut être difficile

Évaluation des difficultés de Char en début de saison : même pour de tels génies, cela peut être difficile

by Sophie Martin

Publié le 16 octobre 2024 à 12h21. Après un début de saison en trombe avec la Supercoupe de Turquie, Fenerbahçe traverse une période difficile en Euroligue, marquée par des défaites et des ajustements constants dans son effectif.

  • Fenerbahçe a connu un début de saison contrasté, avec une victoire en Supercoupe de Turquie suivie de défaites en championnat et en Euroligue.
  • L’équipe a subi une lourde défaite (69-93) face à Dubaï, la plus importante sous la direction de l’entraîneur Šarūnas Jasikevičius en Euroligue.
  • Le club a dû reconstruire son effectif après le départ de joueurs clés et peine à intégrer ses nouvelles recrues.

Champion de Turquie et vainqueur de l’Euroligue la saison passée, Fenerbahçe Istanbul avait entamé l’exercice 2024-2025 avec l’ambition de confirmer son statut. La conquête de la Supercoupe de Turquie avait conforté cette impression initiale. Mais la réalité s’est rapidement avérée plus complexe.

Le championnat turc a débuté par une défaite inattendue contre Bursa Tofaş, mais c’est surtout en Euroligue que les difficultés se sont manifestées. L’équipe d’Istanbul enchaîne actuellement trois défaites consécutives, dont une humiliation à domicile face à Dubaï (69-93) mardi dernier. Cette défaite marque la plus large marge concédée par Fenerbahçe sous les ordres de Šarūnas Jasikevičius en Euroligue, surpassant le précédent record de -27 points contre Barcelone (63-90) en 2024.

L’été a été particulièrement agité pour Jasikevičius, qui a dû revoir ses plans à plusieurs reprises pour composer son effectif. Le départ de joueurs essentiels comme Nigel Hayes-Davis, Marko Guduričius et Errick McCollum, qui cumulaient à eux seuls 38,7 points par match, a laissé un vide en termes d’expérience et de leadership.

Fenerbahçe a tenté de combler ces lacunes en recrutant des joueurs ayant déjà une expérience en Euroligue, mais seuls le Finlandais Mikael Jantunen (25 ans, issu de Paris) et Scottie Wilbekin, de retour après une longue blessure, ont été enrôlés. D’autres recrues, issues de la NBA, comme Brandon Boston, Armando Bacot et Talen Horton-Tucker, ont rejoint l’équipe. Pour l’instant, seul Horton-Tucker a démontré un potentiel intéressant (16,3 points en trois matchs), mais il est indisponible cette semaine en raison d’une blessure à l’aine. Boston et Bacot, quant à eux, peinent à s’adapter au jeu européen, affichant respectivement 2,5 et 4 points par match.

Tarikas Biberovičius, courtisé par la NBA cet été, n’a pas encore trouvé sa place au sein de l’équipe (4,5 points et -0,8 d’utilité pour le moment). Les espoirs de Fenerbahçe reposent désormais sur Wade Baldwin IV (16,5 points, 6,8 rebonds, 18 passes) et Devon Hall (13,2 points, 4,8 rebonds, 3,2 passes, 17 passes).

Malgré ce début difficile, la direction de Fenerbahçe affiche sa confiance envers Jasikevičius. Le nouveau président du club, Sadettins Saranas, a annoncé son intention de prolonger le contrat de l’entraîneur lituanien.

« Je lui ai parlé ce matin. Nous l’aimons et nous lui faisons confiance. L’équipe a quelques faiblesses et blessures. Je pense qu’il améliorera la situation. Nous ferons tout notre possible pour prolonger son contrat. »

Sadettins Saranas, président de Fenerbahçe

Selon Jonas Vainauskas, analyste pour Delfi, dans un podcast, il est encore trop tôt pour parler de tragédie, mais Fenerbahçe semble évoluer vers un style de jeu différent, basé sur les individualités plutôt que sur le collectif.

« Je ne vois pas encore la tragédie, mais lors du match à Kaunas, il m’a semblé que “Fenerbahçe” allait vers un concept différent. Des joueurs très compétents individuellement qui peuvent résoudre la situation contre un adversaire direct. En règle générale, même des génies du basket-ball comme Š. Jasikevičius ou Željko Obradović, il n’est peut-être pas facile d’obtenir un résultat de tels joueurs et d’unir l’équipe. C’est un basket complètement différent. J’imagine qu’ils manquent d’eux-mêmes dans ce basket-ball – ils élaborent eux-mêmes chaque détail, le contrôlent. Quand on a des interprètes de ce calibre, on ne peut pas contrôler grand-chose, il y a le cadre général et puis la maîtrise individuelle. Si mon impression est correcte, il n’est peut-être pas nécessaire de changer les joueurs, mais de transférer l’attitude à leur égard et davantage de responsabilités aux basketteurs. C’est toujours un certain risque pour les entraîneurs habitués à gagner. »

Jonas Vainauskas, analyste pour Delfi

Fenerbahçe tentera de sortir de cette spirale négative dès jeudi en recevant le Bayern Munich (bilan actuel de 2 victoires pour 2 défaites) à domicile.

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