Publié le 6 décembre 2025 à 22h19. Un sénateur brésilien accuse le gouvernement Lula de persécuter des médecins ayant participé à des études sur les vaccins contre la Covid-19, suite à des recherches sur d’éventuels effets secondaires liés à la protéine Spike.
- Le sénateur Eduardo Girão dénonce une intimidation des chercheurs et plaide pour davantage de transparence et de soutien aux études sur la « spikeopathie ».
- Le ministre de la Santé, Alexandre Padilha, aurait annoncé des poursuites judiciaires contre trois médecins impliqués dans ces recherches.
- L’étude des effets de la protéine Spike sur le corps humain fait l’objet d’un débat scientifique croissant, avec plus de 14 000 articles scientifiques publiés sur le sujet.
Le sénateur Eduardo Girão (Novo-CE) a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de persécution menée par le gouvernement Lula à l’encontre de médecins menant des recherches sur les vaccins contre la Covid-19. Cette accusation intervient après la publication d’un article dans le journal Estadão évoquant la « spikeopathie », un terme utilisé par certains chercheurs pour désigner d’éventuels effets indésirables associés à la protéine Spike, composant essentiel des vaccins visant à stimuler la réponse immunitaire.
Selon le sénateur Girão, le ministre de la Santé, Alexandre Padilha, aurait annoncé publiquement son intention de poursuivre en justice, via le Bureau du Procureur général (AGU), les médecins Roberto Zeballos, Francisco Cardoso et Paulo Porto de Melo. Le sénateur estime que, loin de réprimer la recherche, le gouvernement devrait encourager et soutenir davantage d’études sur ce sujet.
« Pourquoi vouloir intimider ? Le ministre a qualifié ces trois médecins de négationnistes qui ont eu le courage de rechercher les effets des vaccins contre le Covid, car ils manipulent la protéine Spike. Il est une fois de plus évident que depuis la pandémie, on assiste à une politisation croissante de la science, ce qui ne profite à personne. Au lieu de persécuter ceux qui pensent différemment, le gouvernement Lula devrait soutenir la continuité des études et des recherches sur ce qu’on appelle la Spikeopathie, sans aucun préjugé. »
Eduardo Girão, sénateur (Novo-CE)
Les études mentionnées par le sénateur Girão ont identifié, suite à un suivi clinique de patients, des symptômes tels que fatigue, douleurs articulaires, légers troubles neurologiques, problèmes gastro-intestinaux, perte de cheveux, difficultés de mémorisation et troubles du sommeil. Le terme « spikeopathie » serait, selon lui, déjà présent dans la littérature médicale internationale, avec des milliers d’articles scientifiques explorant les effets potentiels de la protéine Spike.
« L’étude des conséquences de la protéine Spike sur le corps humain n’est pas nouvelle dans le monde scientifique. Il existe déjà plus de 14 000 articles scientifiques publiés qui associent la protéine Spike à des maladies. En outre, le terme “spikeopathy” n’a pas été inventé par des médecins brésiliens persécutés par le gouvernement Lula, mais introduit dans la littérature médicale en 2023, c’est-à-dire il y a deux ans. »
Eduardo Girão, sénateur (Novo-CE)
Au cours de son intervention, le sénateur a également réitéré sa demande d’amnistie pour les personnes arrêtées suite aux événements du 8 janvier. Il a critiqué la conduite des enquêtes menées par le Tribunal fédéral (STF), estimant que certaines arrestations étaient injustifiées. Il a notamment cité le général Augusto Heleno comme un exemple de ces « injustices », soulignant son long service militaire et son diagnostic de maladie d’Alzheimer en 2018.
Enfin, le sénateur a fait référence à un livre controversé, “L’homme le plus malhonnête du Brésil – Le vrai visage de Luiz Inácio Lula da Silva”, qui révèle, selon lui, des aspects méconnus du passé de Luiz Inácio Lula da Silva.
Source : Agence Senado
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