Publié le 24 septembre 2025. Une nouvelle étude révèle que l’activité physique pratiquée en pleine nature offre des bénéfices significativement supérieurs à celle effectuée en ville ou en salle de sport, tant sur le plan mental que physiologique.
- L’exercice en milieu naturel réduit considérablement le stress et améliore l’humeur.
- La nature favorise une récupération cardiovasculaire plus rapide et une plus grande motivation à poursuivre l’activité.
- Les espaces verts stimulent le système nerveux parasympathique, propice à la relaxation et à la récupération.
Marcher une heure dans un parc forestier, un environnement urbain ou une salle de sport donne des résultats très différents, selon une récente étude menée conjointement par les universités de Copenhague et de Vérone. Les chercheurs ont constaté que l’activité physique en milieu naturel a un impact positif plus important et durable sur le bien-être physique et émotionnel.
Les participants à l’étude, 25 jeunes adultes, ont marché à un rythme constant de 6 kilomètres par heure (environ 3,7 miles par heure) dans chacun des trois environnements. Ceux qui ont choisi la forêt ou les espaces verts ont signalé une fatigue moindre, un sentiment de calme accru et un état émotionnel plus positif. Sur le plan physiologique, leur fréquence cardiaque s’est stabilisée et leurs niveaux de cortisol, l’hormone du stress, ont diminué.
Ces résultats ne sont pas simplement subjectifs. L’évolution a façonné le cerveau humain pour prospérer en contact avec la nature. Pendant la majeure partie de notre histoire, les êtres humains ont vécu en étroite relation avec l’environnement naturel, un lien qui continue d’influencer notre physiologie et notre psychologie.
L’étude a également révélé que l’anxiété, l’ennui et l’irritabilité étaient plus prononcés après une marche en intérieur, tandis qu’ils diminuaient considérablement en présence de la nature. L’ennui, en particulier, était pratiquement absent dans les environnements verts, ce qui suggère une connexion émotionnelle plus profonde avec le monde naturel.
Un autre élément important : les participants ont exprimé une plus grande intention de répéter l’activité après une promenade dans un parc. Cette motivation accrue est essentielle pour instaurer des habitudes saines à long terme. Il ne s’agit pas seulement de se sentir bien pendant l’exercice, mais aussi d’avoir envie de recommencer.
La variabilité de la fréquence cardiaque, un indicateur clé de l’équilibre entre le stress et la récupération, était jusqu’à 30 % plus élevée après une séance d’exercice en pleine nature qu’en intérieur. Ce signal indique que le corps active plus efficacement le système nerveux parasympathique, responsable de la relaxation et de la récupération physique.
Bien que les salles de sport offrent des avantages sociaux, tels que des cours collectifs et des interactions sociales, intégrer au moins une séance hebdomadaire en extérieur peut avoir un impact significatif sur la santé globale. Une simple promenade de 30 minutes dans un parc, une forêt urbaine ou sur la plage peut avoir des effets cumulatifs positifs.
Cette étude, publiée en septembre 2025 dans la revue Psychology of Sport and Exercise, renforce un message important à l’attention des autorités sanitaires et des urbanistes : la nature n’est pas seulement un cadre agréable, mais un outil puissant de prévention. Faire de l’exercice dans la nature est préférable à l’exercice en ville ou au gymnase – Université de Copenhague.
Dans plusieurs villes européennes, comme Barcelone et Copenhague, les plans d’infrastructures vertes – tels que les corridors écologiques ou les « forêts urbaines » – sont désormais prioritaires, non seulement pour leur valeur écologique, mais aussi pour leur impact direct sur la santé des citoyens. Cette approche commence à influencer les politiques publiques, comme la nouvelle stratégie verte du Parlement européen, qui propose d’allouer au moins 10 % des terrains urbains à des espaces naturels accessibles.
Certains systèmes de santé commencent également à prescrire des promenades dans la nature comme complément thérapeutique, notamment en cas d’anxiété, de dépression légère ou de maladies chroniques. C’est le cas du programme « Nature Prescriptions » en Écosse, qui intègre les itinéraires verts dans le traitement des patients du système de santé publique.
Pour en savoir plus : Évaluation des bénéfices de l’exercice vert : un essai contrôlé randomisé dans des environnements naturels et bâtis évalués pour leurs propriétés réparatrices – ScienceDirect
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