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Santé

Une nouvelle méthode d’imagerie sherbrookoise pour mieux détecter le cancer du sein

Une nouvelle technologie d’imagerie médicale mise au point à Sherbrooke permet de détecter des cancers du sein et des métastases invisibles aux examens traditionnels.

Une nouvelle méthode d'imagerie sherbrookoise pour mieux détecter le cancer du sein

Une nouvelle technologie d’imagerie médicale mise au point à Sherbrooke permet de détecter des cancers du sein et des métastases invisibles aux examens traditionnels. Financé en partie par la Fondation du CHUS et la Fondation québécoise du cancer, ce test rapide cible spécifiquement les récepteurs d’œstrogènes.

L’équipe du docteur Éric Turcotte, chef de service et responsable de la recherche au département des sciences de l’imagerie médicale et des radiations de l’Université de Sherbrooke, a mis au point une méthode d’imagerie novatrice capable de repérer des lésions qui échappaient jusqu’ici aux techniques conventionnelles.

Comment fonctionne la nouvelle méthode d’imagerie

La méthode repose sur l’injection d’un traceur produit par cyclotron qui circule dans le sang et se fixe sur les récepteurs des cellules sensibles aux œstrogènes. Une heure après cette injection, l’examen d’imagerie permet de repérer avec exactitude l’emplacement des cellules anormales, qu’elles se situent sous le bras, cachées dans un os ou dissimulées dans un poumon.

Selon les observations de l’équipe de recherche rapportées par le Centre de recherche du CHUS (CRCHUS), il suffit d’une dizaine de minutes en imagerie après la période de circulation du produit pour obtenir les résultats.

Une nouvelle méthode d'imagerie sherbrookoise pour mieux détecter le cancer du sein
Photo : Sherbrooke.info

C’est l’une des plus belles avancées en détection du cancer du sein. À mon sens, c’est un test inégalé. C’est l’un des tests les plus sensibles et spécifiques.

Dr Éric Turcotte, clinicien-chercheur au CRCHUS et professeur à l’IRCUS

Le financement initial par les fondations

Pour le moment, l’examen n’est pas pris en charge par le gouvernement provincial. La Fondation du CHUS et le centre régional de la Fondation québécoise du cancer ont uni leurs efforts en octroyant une contribution financière de 100 000 dollars, dont une première tranche de 50 000 dollars destinée à défrayer l’intervention pour quelques centaines de femmes.

Cette aide financière cible en priorité les patientes aux prises avec des situations cliniques équivoques. Les oncologues acheminent vers l’équipe sherbrookoise les cas où les tests d’imagerie habituels se révèlent incapables de trancher sur la nature bénigne ou maligne d’une lésion découverte lors d’un suivi ou d’une suspicion de récidive.

L’attente vécue face aux biopsies classiques

Marie-Andrée Quirion, une patiente partenaire qui a combattu le cancer du sein par le passé, témoigne des angoisses inhérentes aux méthodes traditionnelles.

Les biopsies classiques exigent parfois un délai de cinq à six semaines pour livrer un verdict. La rapidité d’action de la nouvelle chaîne diagnostique permet d’amorcer les traitements adaptés beaucoup plus tôt.

L’intégration dans le réseau public

Les porteurs du projet estiment qu’un horizon de un an et demi à deux ans pourrait être nécessaire pour que le système public prenne le relais et rembourse l’examen de façon pérenne pour l’ensemble des femmes admissibles.

Les autorités de la province vont-elles intégrer cet examen dans le panier de services publics couverts par l’État dans les délais prévus par les chercheurs ?

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.