Une étude publiée le 29 octobre 2026 révèle que cinq centres médicaux universitaires concentrent plus de 38,4 % des subventions de recherche en radiologie attribuées par les National Institutes of Health entre 2012 et 2025. Cette concentration reflète des effectifs plus larges de chercheurs plutôt qu’un financement supérieur par individu.
La concentration des financements en radiologie entre 2012 et 2025
Entre les exercices fiscaux 2012 et 2025, les chercheurs cliniciens en radiologie ont reçu un total de 1,65 milliard de dollars de subventions des National Institutes of Health. L’analyse des dossiers de subvention enregistrés dans la base de données RePORTER de l’agence fédérale indique que 437 investigateurs cliniciens uniques ont bénéficié de ces fonds à travers trois disciplines : la radiologie diagnostique, la radiologie interventionnelle et la oncologie radiothérapique.
Toutefois, la répartition de cette enveloppe globale présente un déséquilibre marqué. Cinq établissements universitaires se partagent 38,4 % du financement total ainsi que 34,5 % des projets de recherche subventionnés au cours de cette période de treize ans.

Les facteurs structurels et les disparités par sous-spécialité
L’étude menée par une équipe de chercheurs américains démontre que le volume global des subventions attribuées à un établissement dépend directement de la taille de son vivier de cliniciens-chercheurs. Le nombre de chercheurs principaux par institution explique 82 % de la variance du financement total, tandis que la dotation individuelle par chercheur s’avère nettement plus homogène.
Ajay Malhotra et Keervani Kandala ont indiqué : « Le financement des NIH destiné aux radiologues cliniciens-chercheurs est concentré dans un petit nombre de centres médicaux universitaires, principalement parce que ces centres accueillent des effectifs de cliniciens-chercheurs plus importants, tandis que le vivier de cliniciens-scientifiques reste restreint. »
Le leadership institutionnel varie nettement selon la discipline médicale concernée. L’Université Stanford arrive en tête pour la radiologie diagnostique avec 134,9 M$, l’Université de Californie à San Francisco domine la radiologie interventionnelle avec 36,9 M$, et l’Université du Michigan se place au premier rang pour l’oncologie radiothérapique avec 68,1 M$.
Les obstacles pour le développement de la recherche clinique
Les bourses de développement de carrière, indispensables pour renouveler la relève scientifique, restent rares et inégalement réparties. Seulement 40 nouvelles bourses K ont été accordées à des cliniciens-chercheurs répartis dans 21 établissements sur une période de quatorze ans. Sept de ces institutions ont capté 57,5 % de ces bourses de premier soutien.
Face à ces contraintes, les auteurs de l’étude préconisent la mise en place de programmes de mentorat ciblés, le développement de collaborations interinstitutionnelles et un investissement accru dans les bourses de carrière au sein des établissements émergents pour élargir la capacité de recherche.