Publié le 10 décembre 2025 à 21:10. Les autorités sanitaires britanniques ont identifié une nouvelle souche recombinée de mpox, anciennement appelée variole du singe, chez un voyageur de retour d’Asie, suscitant une vigilance accrue face à l’évolution du virus.
- Une nouvelle souche hybride de mpox, issue du mélange des clades I et II, a été détectée au Royaume-Uni.
- Cette découverte intervient alors que des cas locaux de mpox sont signalés dans plusieurs pays, dont les États-Unis et plusieurs nations européennes.
- Les autorités sanitaires soulignent l’importance de la surveillance génomique continue pour suivre l’évolution du virus.
L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a annoncé le 8 décembre la découverte de ce nouveau virus mpox recombinant chez une personne ayant récemment séjourné en Asie. Cette souche est une combinaison des clades I et II, le clade I étant généralement associé à une forme plus sévère de la maladie.
« Cela n’est pas inattendu puisque les deux clades circulent, mais cela met en évidence le potentiel continu d’évolution du virus mpox et l’importance d’une surveillance génomique continue. »
UKHSA
Cette découverte intervient dans un contexte de résurgence de la mpox dans plusieurs pays. Des cas acquis localement ont été signalés en octobre aux États-Unis, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Portugal. Ces cas, contractés par des personnes n’ayant pas voyagé récemment dans des zones où le virus est endémique, sont particulièrement préoccupants. Plus tôt cette année, l’État de Californie avait signalé le premier cas connu de propagation locale du clade I aux États-Unis.
Qu’est-ce que la mpox ?
La mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe, est une maladie virale infectieuse causée par le virus de la variole du singe. Elle se manifeste le plus souvent par une éruption cutanée douloureuse, un gonflement des ganglions lymphatiques, de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des douleurs dorsales et une fatigue générale, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La transmission de l’animal à l’homme est à l’origine de son nom, mais elle appartient à la même famille de virus que la variole et se propage par contact physique, d’après les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
Il existe deux clades principaux du virus : le clade I et le clade II, chacun comprenant deux sous-clades. Le clade II est généralement associé à une maladie moins sévère, tandis que le clade I peut entraîner des complications plus graves. Le clade II est présent aux États-Unis depuis 2022, avec 118 infections recensées en 2025, selon le département de santé publique du comté de Los Angeles. Les cas récents de clade I sont les premiers à être associés à une propagation locale aux États-Unis, après avoir été identifiés lors d’épidémies récentes en Afrique.
Comment se propage la mpox ?
Les deux clades du virus peuvent se transmettre par contact étroit avec une personne infectée, par contact avec des matériaux contaminés ou par contact avec des animaux sauvages infectés, vivants ou morts, indiquent les CDC. Le risque de transmission par les animaux est plus élevé en Afrique occidentale et centrale, où les cas sont plus fréquents. Les infections sont souvent liées à des contacts sexuels ou intimes. Le contact direct avec les éruptions cutanées ou les croûtes, ainsi que les fluides corporels contaminés (mucus, salive, sang), sont les principaux modes de transmission.
La transmission verticale de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement est également possible. Les animaux peuvent transmettre le virus aux humains par morsure ou égratignure, ou par contact avec des fluides corporels lors de la chasse, de la préparation, de la cuisson ou de la consommation d’animaux, selon l’OMS. La propagation par contact avec des objets, des tissus ou des surfaces non désinfectés est également possible. La transmission par voie respiratoire est considérée comme peu probable.
Symptômes de la mpox
Les symptômes de la mpox apparaissent généralement entre trois et 17 jours après l’exposition au virus, avec une période d’incubation typique de 21 jours, selon les CDC et l’OMS. L’éruption cutanée est un signe distinctif, évoluant par étapes et se manifestant sur les mains, les pieds, la poitrine, le visage, la bouche ou les organes génitaux. Elle peut prendre la forme de petites bosses surélevées. Les symptômes durent généralement deux à quatre semaines.
Les autres symptômes courants incluent :
- Fièvre
- Frissons
- Gonflement des ganglions lymphatiques
- Fatigue
- Douleurs musculaires et dorsales
- Maux de tête
- Symptômes respiratoires (mal de gorge, congestion nasale, toux)
Si vous avez été exposé à la mpox et présentez des symptômes, il est conseillé de consulter un médecin, recommandent les CDC. Des tests et des soins de soutien peuvent être proposés. En cas de suspicion d’infection, il est important d’éviter tout contact étroit avec les autres et de porter un masque en public.
