Un important exercice de sécurité simulant une prise d’otages sur un ferry a mobilisé près de 300 personnes mercredi 12 novembre 2025 au port de commerce de Toulon, dans le Var. L’opération, baptisée NOVI (Nombreuses VIctimes), visait à tester la réactivité des services de secours face à une attaque terroriste.
Le scénario, particulièrement réaliste, impliquait une attaque menée par des individus lourdement armés au moment de l’embarquement sur un navire de la compagnie Corsica Ferries, suivie de la prise d’otage du commandement de bord dans la cabine de pilotage. « Dans les conditions du réel », ont précisé les services de la préfecture.
La cellule de crise, activée par le préfet, s’est déployée sur place afin d’entraîner les personnels concernés. Des policiers du RAID, des pompiers et des équipes du SAMU ont été mobilisés pour neutraliser cinq assaillants fictifs et prendre en charge les victimes, jouées par une quarantaine d’étudiants de l’Institut de Formation Public Varois des Professions de Santé (IFPVS).
L’exercice NOVI avait pour objectifs principaux de préparer les acteurs de la sécurité civile, de tester l’efficacité des dispositifs opérationnels, de simuler la prise en charge d’un grand nombre de victimes sur un même site, d’organiser les premiers soins et de vérifier la collaboration entre les différents services impliqués.
Le préfet, en tant que responsable de la protection des populations, joue un rôle central dans la gestion des crises. Au sein de son cabinet, le Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles (SIDPC) prépare et coordonne la réponse de l’État face à tous les types de risques et de crises au niveau départemental. Le plan NOVI peut être déclenché en cas d’événements susceptibles de mettre en danger la population, tels qu’un incendie de grande ampleur, l’effondrement d’un immeuble, un accident de la route, du rail ou aérien, ou encore des actes criminels.
Sur le même sujet
