Publié le 2025-12-05 14:24:00. Une étude internationale révèle qu’une seule dose de vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) pourrait offrir une protection aussi efficace que les deux doses actuellement recommandées, une avancée potentiellement cruciale pour les pays où l’accès à la vaccination est limité.
- Une dose unique du vaccin contre le VPH s’avère aussi efficace que deux doses pour protéger les jeunes femmes.
- L’étude, menée auprès de plus de 20 000 participantes, porte sur les types de VPH responsables de plus de 77 % des cancers du col de l’utérus.
- Aucun problème de sécurité n’a été identifié lors de l’essai clinique.
Des chercheurs ont démontré qu’une seule dose de vaccin contre le VPH offre une protection significative contre les infections causées par les types 16 et 18 du virus, principaux responsables des cancers du col de l’utérus à l’échelle mondiale. Les résultats, publiés le 3 décembre 2025 dans le New England Journal of Medicine, pourraient simplifier les campagnes de vaccination et améliorer l’accès à la prévention du cancer dans les régions à faibles ressources.
L’étude (NCT03180034) a impliqué 20 330 participantes, réparties aléatoirement en différents groupes de vaccination, ainsi qu’un groupe témoin de 3 005 femmes non vaccinées. L’analyse a révélé que l’efficacité du vaccin était d’au moins 97 % dans tous les groupes testés. Plus précisément, la différence de taux d’infection entre une et deux doses du vaccin bivalent était de -0,13 infection pour 100 participantes (intervalle de confiance à 95 % : -0,45 à 0,15 ; P<0,001 pour la non-infériorité). Pour le vaccin nonavalent, cette différence était de 0,21 infection pour 100 participantes (IC à 95 % : -0,09 à 0,51 ; P<0,001 pour la non-infériorité).
Les chercheurs ont conclu qu’une dose de vaccin bivalent ou nonavalent contre le VPH offrait une protection comparable à celle d’un schéma vaccinal complet. Cette découverte pourrait avoir des implications importantes pour les programmes de vaccination à l’échelle mondiale, en particulier dans les pays où la mise en œuvre de schémas vaccinaux complexes représente un défi logistique et financier.
L’étude a été financée par le National Cancer Institute et d’autres organismes. Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent actuellement la vaccination systématique des préadolescents âgés de 11 ou 12 ans, avec un schéma vaccinal comprenant deux ou trois doses.
