Publié le 7 octobre 2025 à 21h37. La Faculté de psychologie de l’UPAEP organise une journée portes ouvertes le 10 octobre pour sensibiliser aux enjeux de la santé mentale chez les étudiants et le grand public, et promouvoir l’accès à des outils de prévention et de soutien.
- Près de 50 % des étudiants de l’enseignement supérieur présentent des troubles de santé mentale, notamment la dépression et l’anxiété.
- L’UPAEP propose des ateliers gratuits sur l’estime de soi, la gestion des limites et les techniques de relaxation.
- Les experts soulignent l’importance du rôle familial dans la détection précoce des difficultés psychologiques.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, la Faculté de psychologie de l’UPAEP met l’accent sur la nécessité de briser les tabous et de favoriser le bien-être psychologique de la communauté universitaire et au-delà. Une journée d’activités gratuites et ouvertes à tous est prévue sur le campus.
Lors d’une conférence de presse, Luisa Pérez Mandujano et Thelma González López, professeurs à la Faculté de psychologie, ont insisté sur l’urgence de rendre visibles les problématiques émotionnelles et de créer des espaces de dialogue et de soutien. Elles ont mis en lumière des chiffres alarmants : selon l’Organisation mondiale de la santé et l’UNESCO, près de 50 % des étudiants de l’enseignement supérieur sont confrontés à des troubles liés à la santé mentale, tels que la dépression, l’anxiété ou des idées suicidaires. Ces difficultés touchent particulièrement les jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans, une période de vie souvent marquée par des défis personnels, académiques et sociaux.
« L’Organisation mondiale de la santé et l’UNESCO indiquent que près de 50 % des étudiants de l’enseignement supérieur ont une certaine condition liée à la santé mentale, principalement dépression, anxiété ou idées suicidaires. »
Luisa Pérez Mandujano, professeure à la Faculté de psychologie de l’UPAEP
Thelma González a souligné que les soins émotionnels ne doivent pas se limiter à une prise en charge clinique, mais inclure des stratégies de prévention et d’auto-soin au quotidien. « La santé mentale est l’affaire de tous. Elle ne relève pas uniquement du domaine médical, mais implique également d’apprendre à prendre soin de soi, à reconnaître ses émotions et à établir des limites saines », a-t-elle déclaré.
La journée organisée par l’UPAEP, le vendredi 10 octobre, proposera un programme varié :
- 9h00 – Conférence inaugurale : « Qu’est-ce que la santé mentale ? »
- 11h30 à 13h00 – Cours de premiers secours psychologiques (réservé aux étudiants).
- Ateliers simultanés sur la connaissance de soi, l’estime de soi, la gestion des limites et les stratégies émotionnelles.
- 15h00 à 16h00 – Pauses actives, en collaboration avec la Faculté de kinésithérapie.
- 16h00 à 18h00 – Activités sportives (football et aviron), avec le soutien de la section sportive de l’UPAEP.
Les enseignantes ont également présenté le concept des « stratégies de bien-être », des exercices courts (20 à 30 minutes) visant à réguler les émotions, tels que la respiration diaphragmatique, le scan corporel ou la gestion de la colère. Ces techniques peuvent être pratiquées à tout moment, sans nécessiter l’intervention d’un professionnel.
Elles ont insisté sur le rôle primordial de la famille dans l’accompagnement émotionnel. « Il ne faut pas minimiser les changements de comportement de nos enfants ou de nos proches. L’observation, l’écoute active et la communication ouverte sont essentielles pour détecter les signes d’alerte », a précisé Luisa Pérez Mandujano.
Thelma González a rappelé que ce soutien familial ne s’arrête pas à l’enfance. « On a parfois tendance à penser que, lorsqu’ils sont adultes, nos enfants n’ont plus besoin de nos conseils, mais les parents restent des figures de référence importantes. L’esprit critique, la résolution de conflits et le dialogue à la maison contribuent directement à la santé mentale des jeunes », a-t-elle ajouté.
Les deux enseignantes ont reconnu que des stigmates sociaux persistent et rendent difficile l’accès à une thérapie psychologique, en particulier chez les jeunes. « Beaucoup hésitent encore à demander de l’aide, par peur du jugement ou parce que l’importance du soutien émotionnel n’est pas reconnue à la maison », a confié Thelma González. « Cependant, de plus en plus d’étudiants se tournent vers nous, ce qui est un signe encourageant. »
« L’attention psychologique n’est pas réservée aux « fous ». Elle s’adresse à ceux qui traversent des moments difficiles et ont besoin d’un accompagnement professionnel. J’espère qu’un jour nous pourrons parler de ces sujets sans tabou. »
Luisa Pérez Mandujano, professeure à la Faculté de psychologie de l’UPAEP
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