Publié le 16 décembre 2025 à 08h10. Une décision surprise de la Fédération égyptienne de volleyball suspendant l’enregistrement de tous les joueurs et entraîneurs étrangers a plongé le monde sportif local dans l’incertitude, au moment où les clubs majeurs s’apprêtent à disputer des matchs cruciaux.
- La Fédération égyptienne de volleyball a suspendu l’enregistrement de tous les joueurs et entraîneurs étrangers, affectant 100 % du personnel étranger de la ligue.
- Cette décision intervient en coordination avec le Ministère du Travail, le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
- Les clubs locaux espèrent que cette mesure favorisera l’émergence de talents nationaux et une compétition plus équitable.
Le volleyball égyptien est en pleine tempête. La Fédération égyptienne de volleyball (FEV) a pris une décision radicale : suspendre l’enregistrement de tous les joueurs et entraîneurs étrangers. Une mesure qui touche de plein fouet l’ensemble du personnel étranger évoluant dans la ligue et qui intervient à un moment critique, à la veille de confrontations importantes entre les deux géants du volleyball égyptien, Al-Ahly et Zamalek.
Al-Ahly affrontera le Sporting ce mardi dans le cadre des matchs reportés du championnat en cours, tandis que Zamalek sera opposé à Al-Zohour. Les deux clubs auront également des matchs à disputer la semaine prochaine, respectivement contre Misr Petroleum et Wadi Degla, le samedi suivant. Cette suspension crée une situation inédite et soulève de nombreuses questions quant à l’avenir de la compétition.
« La situation est très compliquée, nous ne savons pas sur qui nous pourrons compter demain », confie Ahmed Al-Masry, un jeune joueur qui voit ses perspectives de s’entraîner avec des joueurs étrangers s’éloigner. La décision de la FEV a été prise en concertation avec trois ministères : le Ministère du Travail, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, et la Fédération de Volleyball elle-même. Tous les étrangers devront désormais obtenir un permis de travail régulier pour pouvoir reprendre leur activité.
Cette initiative rappelle les politiques d’« égyptianisation » du football dans les années 1970, qui avaient pour objectif de renforcer l’équipe nationale. D. Mohamed Al Riyadi, responsable de la fédération, justifie cette décision en affirmant :
« Notre objectif est d’arriver à la justice et à l’égalité, même si le prix est temporairement difficile. »
D. Mohamed Al Riyadi, responsable de la Fédération de Volleyball
Les conséquences de cette mesure se font déjà sentir. Des dizaines d’étrangers sont confrontés à une incertitude quant à leur avenir professionnel. Certains clubs plus modestes y voient cependant une opportunité de rivaliser d’égal à égal avec les grandes écuries. Marc El-Geheren, un entraîneur européen, témoigne de son désarroi :
« 20 ans d’expérience peuvent être perdus à cause d’un simple document officiel. »
Marc El-Geheren, entraîneur européen
À l’inverse, les clubs locaux se montrent optimistes, espérant voir émerger de nouveaux talents et pouvoir allouer les sommes considérables destinées aux joueurs étrangers à d’autres projets. L’avenir du volleyball égyptien est désormais en suspens. Les supporters se demandent si cette décision marquera le début d’une nouvelle ère basée sur les talents locaux, ou si elle affaiblira le niveau de la compétition pour les années à venir. La question reste ouverte : Al-Ahly et Zamalek sauront-ils relever ce double défi, ou assisterons-nous à un véritable tournant dans l’histoire du volleyball égyptien ?
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