Usman Khawaja a affirmé que l’ensemble de l’équipe de cricket d’Australie était au courant de la manipulation du ballon lors du troisième Test contre l’Afrique du Sud en 2018 à Le Cap, contredisant les conclusions de l’enquête menée par Cricket Australia.
L’ancien ouvreur des Baggy Greens a jeté un pavé dans la mare. C’était à quelques jours de la parution de son autobiographie Sabr, prévue pour le 10 novembre. Dans cet ouvrage de 448 pages, le joueur aux 88 Tests affirme que la tactique consistant à altérer l’état du cuir à l’aide de papier de verre avait déjà été employée lors du match précédent à Port Elizabeth, aujourd’hui rebaptisé Gqeberha.
Les révélations de l’autobiographie Sabr
Cameron Bancroft s’était porté volontaire pour employer le papier de verre sur le terrain lors du deuxième Test dans la ville portuaire. Le plan s’était finalement effondré au match suivant, au Newlands de Le Cap, lorsque des caméras de télévision avaient surpris le jeune ouvreur en train de manipuler l’objet jaune, déclenchant le scandale mondial baptisé Sandpapergate en mars 2018.
Dans ses écrits, Khawaja relève qu’il s’est assis à côté de Cameron Bancroft au Newlands durant la troisième rencontre. Il a observé les échanges avec le jeune joueur au cours de la partie qui a précipité l’équipe australienne dans la tourmente. Il regrette que l’effectif n’ait pas pris ses responsabilités ensemble pour éviter que ces trois hommes ne soient sacrifiés.

La position de Cricket Australia et les sanctions initiales
Cricket Australia avait prononcé de lourdes sanctions à l’encontre de trois joueurs seulement à l’issue de l’enquête menée en 2018. Le capitaine Steve Smith et son adjoint David Warner avaient écopé d’une suspension de douze mois, tandis que Cameron Bancroft avait été banni pour une durée de neuf mois. Les responsabilités de direction de Warner avaient également été restreintes avant que son interdiction de capitanat ne soit levée en 2024.
Interrogé à la suite de ces nouvelles allégations, un porte-parole de Cricket Australia a affirmé que l’instance dirigeante restait à l’aise avec les conclusions de son processus d’intégrité, tout en soulignant que toute information pertinente présentée au fil des ans avait été examinée.
Les réactions de l’encadrement et du capitanat
Darren Lehmann a rejeté l’idée d’une complicité générale au sein de la sélection. S’exprimant sur les ondes de Kuwaittimes, l’entraîneur de l’équipe à cette période a indiqué qu’il ne pensait pas que l’ensemble du groupe était informé. Il a rappelé que la manipulation du ballon faisait partie des pratiques anciennes du cricket mondial avant de devenir obsolète.
L’actuel capitaine australien Pat Cummins a indiqué s’être entretenu brièvement avec Khawaja au sujet du livre à l’approche de la parution de l’ouvrage. Il a estimé pour sa part que l’affaire avait été réglée par les enquêtes menées au moment des faits.

Pourquoi l’instance dirigeante maintient-elle ses conclusions face à ces nouvelles descriptions des faits et qui répondra de l’absence de sanctions élargies pour le reste de l’effectif ?